ArcelorMittal réduit de nouveau la voilure en Belgique

Le sidérurgiste va fermer plusieurs outils de transformation et finition de l'acier, ce qui devrait entraîner 1 300 suppressions de postes dans la filière froide en Belgique, ont annoncé les syndicats jeudi 24 janvier. Un nouveau coup dur pour le bassin liégeois après les 790 emplois supprimés par ArcelorMittal suite à la fermeture de la phase à chaud.

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ArcelorMittal réduit de nouveau la voilure en Belgique

Alors qu'en France, les salariés de Florange sont toujours mobilisés pour empêcher la fermeture des hauts-fournaux, ArcelorMittal taille dans ses effectifs en Belgique. Le géant mondial de l'acier a annoncé jeudi son intention de fermer plusieurs outils de transformation et finition de l'acier à Liège, ont indiqué des représentants syndicaux à l'issue d'un conseil d'entreprise extraordinaire. Une information ensuite confirmée par la direction d'ArcelorMittal.

La fin de la phase à froid se traduira par la suppression de 1 300 emplois sur les 2 700 que compte ce site, ont prévenu les syndicats. Les outils concernés par une fermeture définitive sont notamment une cockerie, deux "centrales d'énergie", un "train large bande", une filière de laminage à froid, a précisé l'agence de presse Belga. Un nouveau coup dur pour le bassin liégeois après les 795 emplois déjà supprimés lors de la fermeture de la phase à chaud de production d'acier brut, annoncée en octobre 2011.

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ArcelorMittal avait pourtant conclu fin novembre 2012 un accord avec les syndicats et l'exécutif wallon, dans lequel il confirmait son intention d'investir 138 millions d'euros dans la phase à froid à Liège, qu'il considérait alors comme "stratégique". Mais les représentants du personnel ont dénoncé depuis plusieurs semaines les retards pris dans la concrétisation de ces projets.

Les syndicats ont donc lancé ce jeudi un appel à la grève sur l'ensemble des sites du groupe sidérurgique du plat pays. Réclamant à nouveau une "nationalisation" des outils pour relancer une sidérurgie intégrée à Liège, le syndicat socialiste FGTB avait en effet annoncé la veille "un mot d'ordre de grève immédiate" en cas d'annonce de nouvelles fermetures, ainsi qu'une "manifestation d'envergure" à Luxembourg, le siège du groupe, "en liaison avec des organisations syndicales d'autres pays".

Julien Bonnet

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