ArcelorMittal : "On ne dit pas que des salariés de Florange vont partir vers Basse-Indre"

C’est  Valérie Debord, adjointe au maire de Nancy (Meurthe et Moselle), qui a évoqué, en premier lieu, un supposé "accord secret" entre le gouvernement Ayrault et Mittal, "sur le dos des ouvriers mosellans". Alors que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a fermement démenti ces accusations lors des questions au gouvernement, la déléguée générale adjointe de l'UMP répond aux questions de L’Usine Nouvelle.

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ArcelorMittal :

L’Usine Nouvelle - Pour quelles raisons jugez-vous nécessaire que le gouvernement clarifie l’accord avec ArcelorMittal ?
Valérie Debord - Plusieurs éléments nous paraissent opaques. Tout d’abord, il est étonnant que le gouvernement ait obtenu moins d’investissements que Nicolas Sarkozy (180 millions contre 250 millions). Par ailleurs, le propriétaire des hauts fourneaux est muet concernant le projet Ulcos. Or nous savons que ce serait la seule façon de maintenir une activité sur le site.

Enfin Mittal possède plusieurs sites en France, il est donc normal que l’accord soit global. Mais pourquoi ne connait-on pas précisément les contours de cet accord ?

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Que craignez-vous exactement ?
On sait que 8 chaînes vont être transférées de l’usine de Basse-Indre vers Florange. En revanche, on ne dit pas qu’une chaîne va partir de Florange vers cette usine à côté de Nantes.

Les syndicats sont très suspicieux car ils ne savent pas combien de salariés vont partir de Florange, ni sur quels critères, ni comment va être renégociée la réouverture du site.

Nous suspectons que Jean-Marc Ayrault ait agi avant tout comme ancien maire de Nantes. Cette usine de Basse-Indre était à priori promise à la fermeture. S’il avait privilégié les 600 salariés de ce site, ce serait politiquement inacceptable et nous demanderions sa démission.

Si Jean-Marc Ayrault avait privilégié les 600 salariés de l'usine de Basse-Indre, ce serait politiquement inacceptable et nous demanderions sa démission.

 

Pourtant Jean-Marc Ayrault a fermement démenti ce mercredi 4 décembre, lors des questions au gouvernement, l’existence d’un "accord secret".
Si ce n’est pas secret, pourquoi ne connaissons-nous toujours pas le nombre exacts de salariés qui pourraient quitter Florange pour rejoindre l’usine de Basse-Indre ? Pourquoi est-ce que ce site-là n’est plus voué à la fermeture ?

Pourquoi alors que le précédent gouvernement avait obtenu 250 millions d’euros d’investissement, Mittal n’investirait plus que 180 millions ? Ce sont à toutes ces questions que nous souhaitons obtenir une réponse.

Propos recueillis par Astrid Gouzik

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