ArcelorMittal : la famille Mittal, "extrêmement choquée", reçue à l'Elysée

[ACTUALISE] - En pleine polémique autour de la fermeture programmée des hauts-fourneaux de Florange, en Moselle, la famille Mittal veut faire entendre son point de vue.

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ArcelorMittal : la famille Mittal,

Confirmant des informations de RTL et du Monde, une source proche du dossier a soutenu que Lakshmi Mittal, le PDG du groupe sidérurgiste ArcelorMittal, devrait être reçu le 27 novembre à l'Elysée par le président François Hollande.

Le 1er décembre prochain, le groupe sidérurgique basé au Luxembourg devra décider d'un repreneur pour son site de Florange, en Moselle, ou de la fermeture des hauts-fourneaux.

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Dans ce contexte tendu, avec 629 suppressions d'emplois en jeu, le ministre du Redressement productif, soutenu par la majorité gouvernementale, ne cesse d'invectiver le spécialiste de l'acier.

Arnaud Montebourg a d'abord proposé devant les députés de nationaliser, même temporairement, les sites de production menacés de fermeture. Puis il a enjoint Mittal à vendre Florange dans son ensemble, et pas seulement la filière liquide. Enfin, dans une interview aux Echos ce week-end, il a déclaré "ne plus vouloir de Mittal en France". "Le problème des hauts-fourneaux de Florange, ce n'est pas les hauts-fourneaux de Florange, c'est Mittal", a-t-il affirmé.

Dans les colonnes du Monde du 26 novembre, les membres de la famille Mittal se sont dit "extrêmement choqués" par ces propos.

Arnaud Montebourg a eu l'occasion de préciser sa pensée le 26 novembre lors d'un déplacement dans l'usine Duralex, près d'Orléans : "Quand j'ai déclaré 'nous ne voulons plus de Mittal en France', j'ai voulu dire que nous ne voulons plus des méthodes de Mittal en France, des méthodes qui relèvent du non-respect des engagements, du chantage et des menaces", a précisé le ministre du Redressement productif, comme le rapporte l'AFP.

Cela "ne remet pas en cause la présence industrielle d'ArcelorMittal en France. Ce qui est en cause, c'est Florange, et uniquement Florange", a-t-il ajouté.

"Une prise de contrôle public temporaire est une option parfaitement raisonnable, qui est en train de s'imposer, parce qu'elle est à coût nul pour le contribuable, qu'elle est respectueuse de l'Etat de droit français et européen", a ensuite confié le ministre.

Et de détailler : "Nous avons un repreneur industriel capable de faire alliance avec l'Etat, (...) un repreneur qui met son argent dans l'affaire, ça veut dire qu'il croit dans ces hauts-fourneaux et le site de Florange et qui est prêt à les faire fonctionner".

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