Quotidien des Usines

ArcelorMittal Gandrange : multiples plans d'avenir

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Rumeur de délocalisation, reprise potentielle de site, poursuite d'activité « avec ou sans » ArcelorMittal, les idées se sont multipliées ces derniers jours sur l'avenir de l'usine de Gandrange (Moselle). Le groupe a annoncé à la mi-janvier son intention de fermer l'aciérie électrique et le train à billettes en avril 2009. Cette restructuration entraînerait la suppression de 595 emplois sur les 1 108 du site. Ne resteraient sur le site lorrain que le laminoir à couronnes et barres ainsi que  le centre de recherches.

Selon le ministère de l'Economie et des Finances aujourd'hui, des « intérêts se sont manifestés » pour une éventuelle reprise de l'aciérie. Les rumeurs avancent les noms d'Ascométal (filiale de l'italien Lucchini, propriété du russe Severstal), de Tata Steel (Inde) et de Saarstahl (Allemagne) ». Rien n'est moins sûr d'autant que le site de Gandrange n'est pas en vente officiellement.

Côté syndicat, on s'active aussi. La CGT a fait appel au cabinet EVS Expertise pour établir un contre-projet industriel, présenté le 14 mars prochain. Ce plan prévoirait la construction d'un nouveau four électrique « tout ferraille ». Un investissement de 110 et 120 millions d'euros serait nécessaire afin de remplacer le four actuel trop vieux. « Ce nouvel équipement permettrait de valoriser le laminoir à couronnes et à barres (LCB), l'un des seuls en activité pour les produits longs en Europe », a expliqué Didier Guyot, directeur d'EVS.

« Soit ArcelorMittal repense fondamentalement la vocation du site de Gandrange, (...) soit une cession du site et du fond de commerce attaché devrait rapidement être engagée, ce qui implique une recherche de partenaire(s) industriel(s) et financier(s) crédible(s) », a-t-il commenté.

Les syndicats craignent une délocalisation à terme de l'aciérie vers le complexe sidérurgique Huta Warszawa, près de Varsovie en Pologne, ArcelorMittal ayant prévu d'y transférer 1,3 million de tonnes d'acier.

Le numéro un mondial de l'aciérie a pour l'instant gelé son plan de fermeture jusqu'au début du mois d'avril. Il doit étudier des solutions « alternatives » avec les syndicats. Lors de sa visite en février, Nicolas Sarkozy avait déclaré « Soit nous arrivons à convaincre Lakshmi Mittal [NDLR : le patron d'ArcelorMittal] de revenir sur son plan, et nous investirons avec lui, soit nous trouvons un repreneur et nous investirons avec lui ». En attendant, le sort de Gandrange reste en suspension.

Carine Sai

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