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Quotidien des Usines

ArcelorMittal ferme ses hauts-fourneaux de Florange

Olivier James , , , ,

Publié le , mis à jour le 01/10/2012 À 15H21

La direction d'ArcelorMittal l'a annoncé ce lundi matin en comité central d'entreprise. Les hauts-fourneaux de Florange (Moselle) seront fermés de manière définitive.

ArcelorMittal ferme ses hauts-fourneaux de Florange © Benjamin Géminel - Flickr - c.c.

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La décision n'a finalement rien d'inattendu. "Ce n’est pas surprenant", reconnaît Jacques Bidart, représentant syndical CGT. Comme le craignaient les syndicats, la direction du groupe a confirmé dès 13 heures "son intention de fermer de manière définitive la phase liquide de Florange". La cession de ces activités concerne selon le groupe 629 salariés.

"En raison de la conjoncture économique difficile qui continue d’impacter les économies française et européenne, la société souhaite proposer un projet de fermeture définitive de la phase liquide de Florange et de concentrer ses efforts et ses investissements sur les activités aval du site qui emploient plus de 2000 personnes », explique le groupe dans un communiqué. Le groupe met aussi en avant une consommation atone d’acier en Europe : "aujourd'hui, la demande européenne se situe environ 25 % en-deçà de ses niveaux de 2007".

La balle est donc maintenant dans le camp des politiques… La direction d'ArcelorMittal a, en effet, donné 60 jours au gouvernement pour trouver un repreneur pour la filière liquide, selon des sources syndicales. Malgré tout, nombre d’entre eux mettent en avant la difficulté de trouver un repreneur pour ces activités du site. La scission entre une partie de la phase chaude avec la phase froide aurait selon eux peu de sens d’un point de vue industriel. Le gouvernement va devoir trouver très vite un repreneur prêt à réussir l’impossible…

Cokerie

Alors que les hauts-fourneaux étaient jusque-là les seules installations citées dans cette cession, le groupe a évoqué la possibilité de céder également la cokerie. "Bien que la cokerie ne soit en aucun cas concernée par un projet d’arrêt, ArcelorMittal a également donné son accord pour l’inclure dans la cession." Cette cokerie, qui sert à préparer le coke entrant avec le minerai de fer dans la composition de l’acier, fournit l’usine de Florange mais aussi celle de Dunkerque (Nord).

Le groupe se sachant attendu sur le volet social, il a tenu à faire part de son engagement dans un "processus de dialogue social exemplaire". ArcelorMittal fait part de sa volonté de recourir à des "programmes de mobilité et d’accompagnement individuel en tenant compte de la pyramide des âges sur ses sites français". Ce qui pourrait signifier des départs à la retraite anticipés pour Florange, Dunkerque et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). De quoi, peut-être, permettre un rajeunissement dans ces sites.

En parallèle à cette cession, le groupe fait savoir son intention de "poursuivre les investissements nécessaires" dans les activités aval du site, celles de transformation de l’acier. Les décisions officialisées ce matin s’inscrivent dans la droite lignée de la stratégie du sidérurgiste : privilégier les sites les plus rentables, comme Dunkerque et Fos-sur-Mer, et les activités les plus rentables (les mines et dans le cas de Florange la transformation de l’acier).

"Nous voulons que la Lorraine soit un centre d'excellence des aciers plats carbone en Europe pour l'industrie automobile et à haute valeur ajoutée", a déclaré Henri Blaffart, vice-président d'ArcelorMittal Europe. Le site de Florange fournit en produits plats des secteurs tels que l’automobile, la construction et l’emballage.

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1 commentaire

Nom profil

01/10/2012 - 22h43 -

Couper la phase à chaud entre l'aciérie et le laminage c'est faire de la reprise de l'amont un leurre. Une aciérie continentale ne peut créer de valeur que si elle est "asservie" à son aval pour lui fournir la bonne brame au bon moment. Mittal et ceux qui le servent lesavent parfaitement, pas les politiques qui se font couillonner...
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