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L'Usine Matières premières

ArcelorMittal "conteste" l'enquête antidumping du Maroc sur l'acier plat

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Publié le

Le groupe européen s'inscrit en faux contre les accusations de dumping sur le marché marocain qu'il pratiquerait, contrairement au résultat de l'enquête officielle menée par le gouvernement marocain suite à la plainte du sidérurgiste Maghreb Steel. Il va intervenir "immédiatement" auprès du Département du commerce extérieur marocain pour faire valoir ses arguments.  

ArcelorMittal conteste l'enquête antidumping du Maroc sur l'acier plat
ArcelorMittal conteste les accusations de dumping du gouvernement marocain

Voilà qui va faire du bruit entre Rabat et Casablanca. ArcelorMittal vient d'indiquer ce vendredi 29 novembre par un communiqué officiel publié dans l'après-midi qu'il "conteste les conclusions provisoires du Département du Commerce Extérieur marocain établies à son encontre dans le cadre de l’enquête anti-dumping sur les tôles d’acier laminées à chaud".

ArcelorMittal affirme qu'il va intervenir "immédiatement auprès du DCE après la publication du rapport préliminaire pour lui apporter toutes les explications et éléments de preuves de nature à modifier ses conclusions provisoires."

Suite à la demande du groupe marocain Maghreb Steel basé près de Casablanca qui connait de graves difficultés commerciales et les attribue aux importations à bas prix sur le marché local, le gouvernment du Maroc mène en effet depuis plusieurs mois une enquête sur les prix de l'acier plat provenant d'Europe et de Turquie.

Dans un avis récent, le ministère du commerce extérieur concluait effectivement à la réalité selon lui du préjudice pour le producteur marocain. Et il est sur le point d'instaurer des droit antidumping allant jusqu'à 29,12% sur  l'importation sur certaines catégories d'acier plat . C'est cela que conteste le groupe sidérurgiste basé à Luxembourg.

Présence au Maroc. ArcelorMittal détient indirectement 32% du Sonasid, le sidérurgiste historique du Maroc (via la moitié d'une société commune à 50-50 entre le sidérurgiste européen et un groupe d'investisseurs dominé par la SNI, holding de la famille royale, société qui détient 64,86% de Sonasid par ailleurs coté en bourse).
Basé à Casablanca, Sonasid dégage un chiffre d’affaires de plus de 400 millions d’euros. Mais celui-ci ne fabrique que des produits longs. Les exportations d’acier plat laminé à chaud vers le Maroc d'ArcelorMittal proviennent de ses usines européennes, notamment d'Espagne. Sonasid emploie environ 900 salariés et exploite trois sites principaux, dont deux laminoirs à Jorf Lasfar (capacité : 450 000 tonnes de rond à béton et fil machine) et Nador (capacité : 600 000 tonnes de rond à béton et fil machine).

SUJET DE DEBAT

"Mi-novembre, le DCE a rendu ses conclusions provisoires en calculant, pour ArcelorMittal, une marge de dumping totalement déraisonnable de 60,42% et en lui imposant une surtaxe provisoire de 29,12%, indique ArcelorMittal.

Celui-ci "conteste catégoriquement le niveau de marge de dumping calculé par le DCE qui est fondamentalement déconnecté de la réalité de son activité sur le marché marocain, marquée par le développement d’une relation durable avec ses clients, à des prix compétitifs".

Le sidérurgiste européen n'avance nénmoins dans son communiqué aucun élement chiffré sur les prix qu'il pratique sur le marché marocain. Selon ArcelorMittal, l’instrument anti-dumping "ne saurait (...) être utilisé par une industrie pour obtenir une protection illégitime conduisant à exclure un concurrent du marché par l’imposition de droits punitifs, comme en l’espèce".

Le groupe européen se dit "confiant que ce dernier [le gouvernement NDR] saura très rapidement corriger, dans le respect des règles marocaines et de l’OMC, ce qui constitue indéniablement une erreur manifeste et mettre ainsi un terme aux conséquences très dommageables que cette mesure provisoire entraîne pour le groupe dans son ensemble."

Si les autorités marocaines ont jusqu'ici plutôt donné raison à Maghreb Steel, le sujet provoque un certain débat au Maroc de la part des utilisateurs d'acier qui craignent notamment que l'instauration des droits anti-dumping ne se traduise par des hausses de prix pour eux.

Dans un communiqué daté du 27 novembre, les autorités marocaines viennent de prolonger le délai de réponse possible à son enquête jusqu'au 23 décembre. Dans cette attente, les droits antidumping ne seront sans doute pas effectifs. Et ce sera donc arguments contre arguments "durs comme fer" entre les différents protagonistes de cette histoire à rebondissements.

Pierre-Olivier Rouaud
 

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