Arc International pourrait supprimer 2500 emplois à Arques

Désigné le 20 septembre 2013, à la présidence du directoire d’Arc International, Patrick Puy évoque des sureffectifs. Près de 2500 emplois pourraient être concernés par un "plan amiante" et d’autres mesures complémentaires.

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Arc International pourrait supprimer 2500 emplois à Arques

Le constat avancé par Patrick Puy est double. D’une part, le site d’Arques est actuellement, avec ses 5700 salariés, en sureffectif. D’autre part, ce même site doit se préparer à gérer un départ massif à la retraite de 3000 salariés, mais pas avant douze ans. D’où sa conclusion avancée au Figaro : "ces personnes partent un peu trop tard par rapport au plan de charge".

Sa stratégie est donc de redéployer ces départs à la retraite, autrement dit de les anticiper. Pour cela, Patrick Puy compte sur les partenaires sociaux et l’Etat, pour "adapter les effectifs à la charge (de production)". Concrètement, cela pourrait passer par "des licenciements, il ne faut pas avoir peur des mots. C’est une option, mais ça peut aussi être un plan amiante".

Adapter les effectifs à la charge : le plan amiante

Ce plan amiante est une procédure qui ouvre une cessation d’activités dès 50 ans aux personnes exposées au cours de leur vie professionnelle à l’inhalation de poussières d’amiante. Dans le cadre de cette pré-retraite, qui correspond parfaitement aux attentes du nouveau président d’Arc International, les salariés perçoivent, comme le précise le ministère du Travail, une "allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante" (ATA). Cela concerne "tout travailleur exposé ou ayant été exposé à de la poussière d’amiante", notamment, dans le cas d’Arc International, à proximité des fours de production du verre.

Un plan de 80 millions d’euros d’économies en 2014

Patrick Puy l’affirme, le site industriel d’Arques "a vocation à être un très gros site très automatisé, très innovant et qui sera toujours le centre névralgique du groupe, avec plus de trois mille personnes." Comme le site emploie à ce jour, 5 700 salariés, c’est donc sur 2 000 à 2 500 emplois qu’un probable plan amiante, et que d’autres mesures complémentaires, devraient s’appliquer, probablement fin 2014 et en 2015. Mais cela n’a rien d’une surprise : l’actuel président du directoire l’avait déjà annoncé lors de sa première rencontre avec ses cadres, en octobre 2013, en y confirmant à cette occasion, un plan de 80 millions d’euros d’économies en 2014 (30 millions via l'arrêt des investissements, 20 millions sur la masse salariale par le biais du chômage partiel et 30 millions sur la réduction des stocks).

Francis Dudzinski

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