International

Après Sandy, l’économie repart doucement dans le nord-est des Etats-Unis

,

Publié le

Réseau électrique endommagé, usines fermées, avions cloués au sol : l’ouragan Sandy a provoqué des dégâts considérables sur la côte est des Etats-Unis. Le retour à la normale promet d’être lent.

7% de la population américaine sans électricité


Parmi toutes les images associées à Sandy, celle de la moitié sud de Manhattan plongée dans le noir restera sans doute comme l’une des plus marquantes. Mardi soir, 270 000 foyers étaient toujours privés d’électricité à Manhattan, soit environ un habitant sur trois. Et selon Con Edison, le fournisseur d’électricité de la ville, le courant ne devrait pas être rétabli avant trois ou quatre jours.
Au total, plus de huit millions de foyers sont privés d’électricité dans le nord-est du pays. Sur les 17 états concernés, les plus touchés sont le New Jersey (2,5 millions), New York (2,3 millions) et la Pennsylvanie (1,2 million).

Des usines fermées


En prévision du passage de Sandy, de nombreux industriels avaient décidé d’interrompre leurs activités dans le nord-est du pays. Northrop Grumman, par exemple, a fermé douze usines réparties dans sept états. Quatre seulement avaient rouvert mardi soir.

Lockheed Martin, ainsi que plusieurs sociétés du secteur pharmaceutique (Merck, AstraZeneca, Novartis) et agroalimentaire (Pepsico, Nestle, Hershey) ont également indiqué avoir fermé usines, bureaux et laboratoires. On ignore pour le moment si certaines installations ont été endommagées.

Enfin, General Motors a dû fermer lundi après-midi et mardi son usine de transmissions de Baltimore (Maryland), qui doit rouvrir ce mercredi matin. Le numéro un mondial de l’automobile a dit anticiper une chute de ses ventes en octobre dans le nord-est des Etats-Unis, en raison de la tempête Sandy.

L’industrie pétrolière au ralenti


Arrêtée lundi par précaution, la plus grande raffinerie du nord-est des Etats-Unis, située à Philadelphie, a relancé sa production dès mardi. Avec une capacité de 330 000 barils par jour, elle fournit un tiers de l’essence consommée dans la région.

En revanche, une raffinerie de Phillips 66 dans le New Jersey (la deuxième plus importante de la région) était mardi soir à l’arrêt total. D’une capacité quotidienne de 238 000 barils, elle a été inondée et privée de courant. Trois terminaux de stockage du groupe dans les Etats de New York et du New Jersey demeuraient également fermés.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (NYMEX), le cours de l’essence n’était pourtant qu’en légère hausse. Les spécialistes anticipent en effet une chute importante de la demande. Les échanges physiques doivent reprendre ce mercredi, après deux jours d’interruption.

Le trafic aérien paralysé


Entre dimanche et mardi soir, plus de 16 000 vols domestiques et internationaux ont été annulés, selon Flightstats.com, et les annulations vont se poursuivre dans les prochains jours.

L’aéroport JFK et celui de Newark doivent rouvrir ce mercredi 31 octobre. Le troisième aéroport de la ville, La Guardia, reste en revanche fermé jusqu’à nouvel ordre. Ses pistes, situées au bord de l’eau, ont été en grande partie inondées et une des digues de protection a peut-être été endommagée.

Les centrales nucléaires ont résisté


De la Caroline du sud au Vermont, 34 centrales nucléaires se trouvaient sur le passage de l’ouragan Sandy. Sept d’entre elles étaient à l’arrêt pour cause d’inspection ou de rechargement en combustible. Sur les 27 en activité, 24 ont continué à fonctionner normalement.

Trois centrales ont en revanche dû arrêter des réacteurs par précaution. Celle d’Indian Point, située à environ 70km au nord de New York, a fermé l’un de ses deux réacteurs lundi soir, pour des problèmes d’alimentation sur le réseau électrique. Idem pour le réacteur de Nine Mile Point 1, situé dans le nord de l’Etat de New York. Enfin, dans le New Jersey, le réacteur Salem 1 a été mis à l’arrêt dans la nuit de lundi à mardi quand quatre des six pompes servant à le refroidir ont cessé de fonctionner.

Par ailleurs, la centrale d’Oyster Creek, qui était à l’arrêt, a été placée lundi à un faible niveau d’alerte (deux sur quatre). Située sur la côte du New Jersey, c’est la plus ancienne centrale nucléaire du pays. Les autorités ont pris cette décision suite à une montée du niveau de l’eau susceptible d’affecter le système de refroidissement de la piscine de stockage du combustible usagé.

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte