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L'Usine Auto

Après les petits utilitaires, Symbio veut faire passer bus et camions à l’hydrogène

Julie Thoin-Bousquié , , , ,

Publié le

Made in France Avec son nouveau module de 40 kW, la société iséroise Symbio promet une autonomie des véhicules "au moins triplée", par rapport à leur version fonctionnant uniquement sur batteries.

Après les petits utilitaires, Symbio veut faire passer bus et camions à l’hydrogène
Le jeune équipementier Symbio a déjà équipé plusieurs centaines de Kangoo ZE de Renault de sa solution hydrogène.
© Renault

Le créneau de Symbio, c’est la conception de kits de piles à hydrogène librement intégrables par les constructeurs sur leurs véhicules électriques. Une manière de prolonger l’autonomie de ces véhicules, un point crucial pour satisfaire la demande et assurer l’essor de ces nouvelles technologies face aux traditionnels moteurs thermiques. Et réduire le temps de charge, équivalent pour l’hydrogène à celui de l’essence ou du diesel.

Créé en 2010, le jeune équipementier a déjà équipé, en France et en Europe, "plus de 250 Kangoo" électriques de Renault de ses premiers prolongateurs d’autonomie fonctionnant à l’hydrogène. Mais aussi, une navette fluviale… et un prototype de véhicule de

course pour le Mans. Un rythme que la cinquantaine de salariés a l’intention de conforter. Pour y parvenir, Symbio a présenté mardi 18 septembre à Paris un nouveau module, d’une puissance accrue de 40 kW – contre 5 pour les Kangoo.

De quoi permettre "d’élargir le champ des possibles", détaille le directeur de la société iséroise, Fabio Ferrari, et cibler de nouveaux clients. Avec en ligne de mire, les fabricants de bus urbains ou de camions électriques utilisés pour la distribution en centre-ville, met en avant le patron de l’entreprise.

Réduction des délais d’intégration

Grâce au nouveau module développé par Symbio, les véhicules peuvent bénéficier d’une autonomie "au moins triplée" par rapport à leur version initiale. Sans compter que l’hybridation avec l’hydrogène "permet de rajouter de la flexibilité d’usage", insiste Fabio Ferrari. Et d’illustrer: "Le fonctionnement sur batteries peut avoir des limites, par exemple dans le cas d’un bus devant réaliser beaucoup de trajets en côtes. Cela génère une surconsommation. Le recours à l’hydrogène prend alors du sens. Même chose lorsque l’infrastructure ne permet pas de recharger facilement le véhicule".

La technologie de Symbio reste pour l’heure plus coûteuse qu’un véhicule électrique fonctionnant uniquement sur batteries. Mais le groupe reste confiant en sa capacité à proposer "bientôt un coût équivalent à la batterie en termes de kilowattheure". Sans compter que l’avantage, pour les fabricants faisant appel à Symbio, est de bénéficier d’un temps d’intégration réduit. "En fournissant un bloc à installer au-dessus du moteur électrique, nous sommes en mesure de réduire l’intégration de 24 à 36 mois comme c’est le cas dans l’industrie actuellement, à environ 9 mois", se félicite Fabio Ferrari.

Une solution qui surfe sur les évolutions réglementaires

Une façon de réduire le "time to market" pour les fabricants de véhicules utilitaires (VU), bus ou camions. Un avantage sur lequel Symbio mise beaucoup. Car avec l’évolution de la réglementation européenne – et mondiale – sur les émissions polluantes, les fabricants de véhicules doivent développer au plus vite des solutions dites "zéro émission" afin de rester dans les clous fixés par l’Union européenne. Au risque de s’exposer à de lourdes amendes.

Mais pas seulement. "Le marché des véhicules utilitaires électriques et/ou hydrogène se développe à cause des conditions définies par les villes pour améliorer la qualité de l’air", ajoute le PDG de Symbio, qui se positionne pour l’heure uniquement sur le créneau de l’utilitaire. Un parti-pris qui semble porter ses fruits. Dans le cadre du lancement son nouveau module, la start-up dit travailler avec trois constructeurs de bus et deux spécialistes des camions. Et devrait également "équiper un autre véhicule" en plus du Renault Kangoo.

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