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L'Usine Auto

Après le scandale Volkswagen, premiers tests en France pour détecter les fraudes antipollution

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Publié le

Reportage Ségolène Royal, la ministre de l’écologie a présenté ce jeudi 1er octobre les tests visant à détecter des équipements de fraude aux contrôles antipollution.

Sommaire du dossier

Controle Utac - Crédits Jean-François Préveraud 

Après le scandale Volkswagen et l’équipement logiciel visant à leurrer les contrôles antipollution installé sur les voitures de la marque allemande, la riposte des pouvoirs publics s’organise. Ainsi, Segolène Royal, la ministre de l’Ecologie, a présenté ce jeudi 1er octobre le protocole d’essais ayant pour but d’identifier les véhicules potentiellement équipés d’un système de fraude antipollution. Cette présentation avait pour cadre les locaux de l’UTAC (Union technique de l’automobile, du motocycle et du cycle), l’organisme chargé de mettre en place ces tests et qui est implanté sur l’autodrome de Linas-Montlhéry (Essonne).

"Notre but est simple. Il faut que les autorités françaises puissent garantir que les véhicules mis en circulation en France respectent les règlements en vigueur", a souligné Ségolène Royal tout en rappelant, en substance, que la France est le premier pays en Europe à se lancer dans une telle démarche et que son exemple sera observé.

100 véhicules représentatifs du parc

"Les contrôles seront effectués sur 100 véhicules représentatifs du parc automobile français. Le protocole de tests s’appuiera sur une démarche volontaire avec des prélèvements de véhicules chez les loueurs et auprès des propriétaires volontaires dont un certain nombre se sont déjà manifestés", a précisé la ministre de l’écologie.

Le protocole élaboré en partenariat entre les services du ministère et l’UTAC se déroulera en deux étapes. "La première phase a pour objectif d’éprouver la méthodologie et portera sur dix véhicules dont deux de la marque Volkswagen équipées du logiciel frauduleux", a détaillé Béatrice Lopez, Directrice de l’UTAC. "Dans un deuxième temps les tests concerneront 90 véhicules toutes marques confondues et aux normes entre Euro IV (2005) et Euro VI (2014)."

L’échantillon comprendra 50 % de voitures de marques françaises et 50 % de véhicules de constructeurs étrangers : allemands, coréens, japonais, italiens, américains, etc... Les voitures subiront trois tests successifs. Les deux premiers seront effectuées sur banc à rouleaux, le dernier aura pour cadre l’anneau de vitesse de l’ancien circuit de course automobile de Linas–Montlhéry et sera réalisé avec un dispositif  d’analyse embarquée de gaz (PEMS) spécialement monté sur la voiture.

"Il s’agit d’essais discriminants. A chaque phase nous allons leurrer le véhicule pour qu’il ne reconnaisse pas qu’il est en phase de cycle. Ce qui est reproché (dans l’affaire Volkswagen) c’est, justement, une reconnaissance du cycle", a poursuivi Béatrice Lopez.

Création d’une commission technique indépendante

"Si l’essai en situation de conduite réelle montre des émissions trop importantes par rapport à celles mesurées sur banc cela induira une forte suspicion d’une fraude avec activation d’un logiciel qui aura détecté le test sur bancs. Dans ce cas de fraude soupçonnée le véhicule fera l’objet d’investigations approfondies", indique un document du ministère de l’écologie.

Les tests portant sur les dix premiers véhicules et destinés à établir une méthodologie fiable s’étendront sur un mois. "Les essais pour les 90 autres véhicules ne prendront, quand nous serons en mode industriel, que deux semaines", a déclaré Béatrice Lopez.
Une commission technique indépendante regroupant les associations de consommateurs, les services des ministères de l’écologie, de l’industrie et de l’économie, l’ADEME et des experts scientifiques est mise en place pour définir et évaluer ces tests.

"Cette commission est absolument nécessaire pour rétablir la confiance des consommateurs et des industriels. et doit permettre d’assurer que nous agissons en toute transparence sur ce dossier. Toutes ces recommandations seront rendues publiques", a insisté Ségolène Royal.

Patrick Désavie

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2 commentaires

Nom profil

05/10/2015 - 09h13 -

Il faut juste rappeler que l'UTAC est financé par les constructeurs automobiles français et l'Etat... Quid en matière d'indépendance de ce laboratoire ? M.Benoit est un ancien cadre de PSA...
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Nom profil

02/10/2015 - 08h18 -

et tous ce foin pour nous dire que les particuliers seront au meme titre que les utilitaires controle anti pollution obligatoire
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