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Après le plan de relance, Nexter compte sur l’export

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Après le plan de relance, Nexter compte sur l’export © Nexter

Après le trou d’air de 2008 lié à la fin des livraisons du char Leclerc, le groupe public d’armement terrestre a enregistré en 2009 un bond de 53 % de son chiffre d’affaires, à 887 millions d’euros, grâce aux effets du plan de relance français, aux livraisons des VBCI (véhicule blindé de combat d'infanterie) et des canons Caesar. Il a versé à l’Etat un dividende de 32 millions d’euros sur un bénéfice net de 141 millions, en hausse de 42 %. La marge opérationnelle a dépassé les 10 % du chiffre d’affaires. Le carnet de commandes atteint 2,5 milliards d’euros (près de trois années d’activité), avec notamment les 332 VBCI commandés par la France en septembre dernier, portant à 630 le nombre total de véhicules achetés pour l’armée de Terre.

Pour 2010, Nexter table sur un chiffre d’affaires supérieur à 900 millions d’euros, « peut-être proche de 950 millions. Et nous visons une marge opérationnelle supérieure à 10 % », indique le nouveau PDG, Philippe Burtin, qui a remplacé Luc Vigneron appelé à le tête de Thales. En revanche, les prises de commandes devraient être inférieures à 2009. Pour compenser la chute des achats français (après le plan de relance), l’ex GIAT Industries souhaite booster ses exportations, qui représentent 18 % du chiffre d’affaires 2009. Philippe Burtin fixe la barre entre 30 et 35 % à moyen terme.

De nombreux prospects à convaincre

Le groupe dispose d'une foultitude de prospects : Suède, Espagne, Grande-Bretagne, Canada, Arabie Saoudite pour le VBCI ; Malaisie, Inde, pays du Moyen-Orient et d’Amérique Latine pour le Caesar. Mais plusieurs concurrents se présentent sur sa route, notamment de nouveaux entrants chinois, indien et coréen. Des discussions ont aussi été engagées avec deux Etats (un dans le Golfe, un en Amérique Latine) pour des chars Leclerc d’occasion.

A propos des alliances, le patron de Nexter discute « sans exclusive avec ses partenaires en Europe », mais croit plus aux coopérations industrielles qu’à un mouvement capitalistique. Et précise qu’aucune discussion n’a été entamée avec Panhard. Le fabricant français de blindés légers avait exprimé fin 2009 son souhait de racheter le groupe public. Enfin, si une grosse commande se concrétisait en Inde, une collaboration pourrait être établie avec un groupe indien de défense.
 

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