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L'Usine Aéro

Après le départ du général de Villiers, la bataille du budget de l’armée commence

Olivier James ,

Publié le , mis à jour le 20/07/2017 À 15H14

Après la démission du chef d’état-major des armées Pierre de Villiers et la nomination de son successeur, François Lecointre, l’armée connaît une période de crise sans précédent. Malgré l’objectif affiché du gouvernement d’une hausse du budget, la Grande Muette s’inquiète pour ses moyens.

Après le départ du général de Villiers, la bataille du budget de l’armée commence
Le général Pierre de Villiers
© Wikimédia Commons/ CC.

Période de troubles pour l’armée. Pas sûr que les propos tenus par le président de la République jeudi 20 juillet sur la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône) parviennent à rassurer la Grande Muette. "Aucun budget autre que celui des armées ne sera augmenté", a assuré Emmanuel Macron. Et de préciser qu’en 2018, le budget sera porté à 34,2 milliards d’euros, soit 1,8 milliard d’euros de plus qu’en 2016.

Il faudra du temps au président de la République pour retrouver la confiance d’une armée qui a vu plusieurs de ses hauts responsables quitté le navire ces dernières semaines. Alors que le successeur de Laurent Collet-Billon au poste de délégué général pour l’armement (DGA) n’est toujours pas connu, le changement de tête au sein de l'état-major des armées s’est effectué dans le bruit et la fureur.

La crise à son paroxysme

La démission mercredi 19 juillet du chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers, a donné lieu à une salve généralisée de critiques de la part de nombreux dirigeants politiques contre le président de la République. Une décision qui couvait depuis plusieurs jours : le général et le président de la République Emmanuel Macron n’ont pas caché leurs profonds désaccords sur les arbitrages budgétaires du ministère des Armées. Le jour même, le général François Lecointre a été nommé nouveau chef d'état-major des armées à l'issue du conseil des ministres.

"Dans les circonstances actuelles, je considère ne plus être en mesure d’assurer la pérennité du modèle d’armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd’hui et demain, et soutenir les ambitions de notre pays, expliquait un petit peu plus tôt Pierre de Villiers. Par conséquent, j’ai pris mes responsabilités en présentant, ce jour, ma démission au Président de la République, qui l’a acceptée". La crise entre l’armée et l’Elysée atteint un niveau d’intensité rarement vu.

Une trajectoire budgétaire complexe

A l’origine de ces tensions : l’annonce début juillet de la coupe budgétaire de 850 millions d’euros imposée au ministère de la Défense, par le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin. Une diminution qui s’inscrit dans un effort global des ministères visant à réaliser 4,5 milliards d'euros d'économies dans le cadre de la réduction des déficits publics.

Difficile à avaler du côté de l’armée où l’on plaide au contraire – en raison de la multiplication des opérations extérieures et de la lutte contre le terrorisme – pour une augmentation. Avec pour objectif d’atteindre les fameux 2% du PIB, soit un budget de l'ordre de 50 milliards d'euros à périmètre constant à comparer aux 32,7 milliards pour l'exercice actuel. Une trajectoire budgétaire en contradiction avec la coupe imposée par le gouvernement, qui lui aussi assure pourtant poursuivre ce même objectif. De quoi imposer à Florence Parly, la nouvelle ministre des Armées, un subtil jeu d’équilibriste…

La loi de programmation militaire

"Toute la question, et il n'y en a qu'une, c'est de savoir comment nous organisons une trajectoire crédible permettant à partir du point où nous sommes aujourd'hui de ménager une montée en puissance progressive mais régulière vers cette cible de 2% du PIB", a résumé Florence Parly lundi 10 juillet au cours de sa première conférence de presse.

Si la ministre des Armées a commencé à esquisser les premières  pistes d’économies, comme la réduction des grands programmes et les synergies européennes voire le développement de l’outil numérique, la prochaine loi de programmation militaire (LPM) en cours de préparation pour la période 2019-2025 devrait préciser davantage les leviers susceptibles de respecter le nouveau budget.

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1 commentaire

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19/07/2017 - 15h33 -

On as la mémoire courte ! Avant l'intervention au Mali les coupes budgétaires prévues étaient énormes tt au point de vue des effectifs que du budget Mr hollande disait partout suites aux alarmes au Mali je n'enverrai pas de troupe au sol ! L'armée a alors joue un beau coup elle est allé voir mr hollande en lui disant votre position a déclenché la mise en mouvement des terroristes vers Bamako si vs voulez stopper cela on peux très vite mais après pas de coupes budgétaires c'est ce qui est arrivé Aujourd'hui macron a fait câlin en visitant l'armée en france et en Afrique mais comme on prévoit la fin de ces interventions on recommence à couper ds les budgets mais l'armée n'est pas d'accord il faut rester et amplifier les opérations et pour cela il faut des pépettes En partant le chef sera macron et il devra assumer les conséquences de l'affaiblissement de l'armée ou la retraite rapide des troupes du Mali de centre Afrique vers la france
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