Après la liquidation de Shelbox France, les salariés occupent le site gardois

Aux Salles-du-Gardon, près d’Alès, les 60 salariés ne digèrent pas la liquidation de l’entreprise de mobil-homes prononcée le 5 mars.

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Après la liquidation de Shelbox France, les salariés occupent le site gardois

Le couperet est tombé pour les 60 salariés de Shelbox France aux Salles-du-Gardon (Gard), en pays cévenol. Le fabricant de mobil-homes été placé en liquidation judiciaire le 5 mars par le tribunal de commerce de Nîmes.

L’entreprise était en redressement judiciaire depuis le 19 octobre 2012 (lien avec le site web de L’Usine nouvelle, QDU du 19 octobre). Shelbox France était depuis 2007 filiale de l’Italien Shelbox. Celui-ci avait racheté les actifs de Watipi et gardé cette marque pour le marché français, sur lequel sa filiale avait réalisé un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros sur l’exercice clos en juin 2011.

La liquidation passe mal chez les salariés, qui occupent l’usine "depuis la veille du jugement. Nous bloquons le site nuit et jour, sans limite de délai. On est tous là, assure Sébastien Ozor, délégué syndical CGT et secrétaire du comité d’entreprise. Il fallait attendre la fin de la période d’observation."

Le redressement était en effet assorti d’une période d’observation de six mois qui n’est pas arrivée à son terme, ce que reprochent à l’administrateur judiciaire les salariés et la CGT. Malgré l’évocation de quatre noms de repreneurs potentiels, aucune offre n’a finalement été déposée devant le tribunal de commerce de Nîmes début mars.

"Nous sommes toujours en contact avec un repreneur, un chef d’entreprise franco-allemand, insiste Sébastien Ozor. Il n’est pas du secteur, mais est prêt à étudier le site. Le marché est porteur : à côté, à Beaucaire [dans l’usine IRM, Ndlr], ils produisent en ce moment 19 mobil-homes par jour."

Le site alésien comprend un espace de production de 11 000 m², un entrepôt de 25 000 m² et 2 400 m² d’espaces d’exposition et de bureaux. Cet outil industriel avait été inauguré, après modernisation et agrandissement, en novembre 2008 après un investissement de 4 millions d’euros financé à 100 % par la maison-mère italienne.

Selon le directeur, il a fabriqué plus de 1 000 unités au cours du dernier exercice.

Sylvie Brouillet

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