L'Usine Auto

Après l'affaire du Dieselgate, des moteurs Volkswagen à nouveau visés par une enquête

Hubert Mary ,

Publié le

Vu sur le web Le siège social de Volkswagen à Wolfsburg (Allemagne) a été perquisitionné mardi 3 décembre. L’enquête porte sur les moteurs EA 288 de la marque.  

[Dieselgate] Des moteurs de Volkswagen à nouveau visés par une enquête
Le scandale du "dieselgate" pourrait être étendu à des nouveaux modèles de moteurs du constructeur allemand.
© Volkswagen

Un nouveau scandale en puissance chez Volkswagen ? Mardi 3 décembre, le siège social du constructeur allemand à Wolfburg a été perquisitionné sur demande du parquet de Brunswick dans le cadre de scandale des moteurs truqués, le "dieselgate", relate le journal allemand Handelsblatt. L’objet de ces investigations ? Des documents relatifs aux moteurs diesel EA 288, remplaçant les EA 189, qui avaient été mis en cause dans le scandale de 2015.

Depuis le dieselgate, qui a coûté cher en amendes et en prestige au groupe automobile, les contrôles ont été considérablement renforcés. Volkswagen a donc décidé de prendre les devants en annonçant avoir fourni les documents "de manières proactives" et en assurant que les investigations menées par l’autorité allemande des transports (KBA) en 2016 sur ses modèles EA 288 n’avait révélé aucune preuve de l’intégration des logiciels trompeurs. Une façon de couper l’herbe sous les pieds des enquêteurs.

L'EA 288, un des moteurs les plus répandus chez Volkswagen

L'EA 288 est installé dans plus de quatre millions de véhicules, dont des best-sellers tels que Golf, Touran, Tiguan… Le constructeur, par la voix de son porte parole, Nicolai Laude,"estime que l’avis juridique du ministère public et les enquêtes qui en ont résulté ne sont pas fondées" en ce qui concerne l’EA 288. Volkswagen assure donc qu’ils ne sont pas dotés des dispositifs spéciaux de neutralisation frauduleuse des émissions polluantes, au cœur du scandale de 2015.  

Le "dieselgate" a coûté plus de 30 milliards d'euros à Volkswagen 

La majorité des 11 millions de voitures que Volkswagen a reconnu avoir équipées du logiciel truqué en 2015 possédaient un moteur EA 189. L’affaire avait coûté plus de 30 milliards d’euros en frais juridiques, amendes et dédommagements. Elle avait également décidé l'industriel à accélérer sa conversion vers des modèles électriques.  

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte