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L'Usine Energie

Antoine Frérot tourne la page de l’ancien Veolia

Ludovic Dupin

Publié le

Le PDG du leader mondial des services à l’environnement acte la fin de son plan d’entreprise, qui a remis les comptes dans le vert. Désormais, la stratégie du groupe s’articule autour d’un renforcement des activités industrielles et d’une transformation de la culture d’entreprise pour favoriser la co-construction.

Antoine Frérot tourne la page de l’ancien Veolia

A l’occasion d’un séminaire, le PDG de Veolia, Antoine Frérot, a acté la réussite du plan de transformation 2012-2015 de son groupe. Il a mis en avant une dette divisée par deux, la restauration des marges via un vaste plan d’économies et une réorganisation de la structure de l’entreprise. Surtout, le groupe, principalement concentré sur les collectivités locales, a défini un nouveau mix de clients. Le secteur industriel compte désormais pour 40 % du chiffre d’affaires de Veolia contre 20 %, quatre ans auparavant.

UNE CROISSANCE TIRÉE PAR L’INDUSTRIE

Pour Antoine Frérot, "ce bilan est idéal pour engager le nouveau plan stratégique 2016-2018". Le groupe veut afficher pendant cette période une croissance du chiffre d’affaires d’au moins 2 à 3 % par an, avec pour principal moteur le secteur industriel. Ce dernier devrait afficher une progression de 5 % par an en moyenne. Pour cela, Antoine Frérot veut concentrer son action sur quelques domaines prioritaires : pétrole et chimie, mines et énergie, agro-alimentaire et pharmacie, traitements des pollutions difficiles, économie circulaire.

La progression du chiffre d’affaires devrait se faire principalement par croissance organique, affirme le PDG. Il n’exclut cependant pas de petites (moins de 100 millions d’euros) ou moyennes (moins de 300 millions d’euros) acquisitions pour atteindre une taille critique dans certains pays ou acquérir des nouveaux savoir-faire. C’est par exemple ce qu'il vient de faire Veolia en acquérant l’américain Kurion, spécialiste du traitement des déchets faiblement radioactifs.

VERS L’OPEN-INNOVATION

Au-delà des chiffres, le grand patron veut convertir son groupe à la notion de co-construction "afin de permettre la mise sur le marché de nouveaux services et de nouveaux produits de manière plus rapide, plus fréquente et moins coûteuse. Il n’est pas nécessaire d’avoir tous les savoir-faire pour construire chez soi", assure Antoine Frérot, qui est prêt à trouver des réservoirs d’idées auprès d’acteurs ayant une expertise complémentaire, de concurrents, de clients et même de consommateurs.

"Aller vers la co-construction nécessite de changer la culture d’entreprise avec l’idée de ne pas maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur. Il faut passer d’une logique de fermier avec son champ clôturé, à une logique plus ouverte, celle d’un chasseur-cueilleur", explique-t-il.

Ludovic Dupin

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