L'Usine Energie

Anne Lauvergeon s'appuie sur son bilan chez Areva pour séduire

Ludovic Dupin

Publié le

Les chiffres de l'année dernière ne sont pas bons. Un coup dur pour la présidente du groupe, Anne Lauvergeon, qui entend être reconduite pour une troisième mandat.

Anne Lauvergeon s'appuie sur son bilan chez Areva pour séduire © D.R.

Anne Lauvergeon le répète à qui veut l’entendre : elle est candidate à sa succession à la présidence du directoire d’Areva. Son mandat se termine en juillet. Alors que le président du conseil de surveillance Jean-Cyril Spinetta a arrêté une liste des éventuels prétendants au poste, parmi laquelle Nicolas Sarkozy est censé faire son choix, les mauvais résultats enregistrés par Areva en 2010 font un peu désordre.

Le groupe affiche une perte opérationnelle de 423 millions d’euros. Areva, qui présente tout de même un résultat net positif de 883 millions d’euros, grâce à la cession de sa filiale de transmission, a décidé de ne pas verser de dividende.

Un handicap insurmontable pour « Atomic Anne » ? Pour la patronne d’Areva, ces mauvais résultats reflètent les investissements réalisés pour adapter l’outil industriel et développer les activités minières. Anne Lauvergeon prend soin de replacer 2010 dans la continuité de ses dix années à la tête du groupe. Un bilan beaucoup plus flatteur.

Le chiffre d’affaires est passé de 6,8 milliards d’euros en 2001 à 9,1 milliards d’euros en 2010, soit une croissance de 30 %. L’année dernière, 95 % des électriciens nucléaires mondiaux étaient clients d’Areva. En 2001, EDF comptait pour 80 % des commandes du groupe, contre seulement 25 % aujourd’hui.

Il y a dix ans, le réacteur EPR n’existait que sur le papier. Quatre EPR sont actuellement en construction dans le monde : 2 en Chine, 1 en Finlande et 1 en France, et au moins 5 sont en projets. La société a aussi développé un réacteur de moyenne puissance de 1000 MW, l’Atmea, en collaboration avec le Japonais MHI. Ce modèle sera certifié d’ici fin 2011 et a été pré-qualifié par la Jordanie.

Reste à savoir si ce bilan suffira à Anne Lauvergeon pour convaincre Nicolas Sarkozy de reconduire la seule femme à la tête d’un grand groupe français.

« Atomic Anne » est bien décidée à se battre jusqu’au bout, mobilisant l’un des plus beaux réseaux de l’Hexagone…

 

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