Anne Lauvergeon réclame 1,5 million d’euros à Areva

[ACTUALISE] - L’ex-patronne du groupe nucléaire français a assigné le 11 janvier Areva en référé devant le tribunal de commerce pour réclamer des indemnités de départ.

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Anne Lauvergeon réclame 1,5 million d’euros à Areva

"Nous avons assigné Areva devant le juge des référés du tribunal de commerce de Paris pour le 3 février. L'objet de cette demande, sous astreinte, est que le président du directoire d'Areva formalise l'accord qui avait été arrêté sur les indemnités de départ". C’est par ces quelques mots que l’avocat d’Anne Lauvergeon, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, entend réclamer quelque 1,5 million d’euros au groupe nucléaire.

Il dit alors faire référence à un accord irrévocable conclu après l’éviction de sa cliente de la direciton d’Areva en juin 2011. Il souligne que manque à cet accord la signature d’Areva. "En l'état, l'accord n'a pas pu être transmis au ministre de l'Economie et des Finances et Mme Lauvergeon n'est pas en mesure de recevoir ses indemnités", explique-t-il. Dans le détail, il estime que sa cliente doit percevoir un millions d’euros d’indemnités de départ et 500 000 euros au titre d’une clause de non-concurrence.

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De son côté Areva souligne que le versement des indemnités est "suspendu aux conclusions d'une étude sur l'acquisition des gisements d'uranium UraMin, qui s'est révélée être un désastre financier".

Anne Lauvergeon n’a pas été reconduite à un troisième mandat en juin dernier, le chef de l’Etat lui préférant Luc Oursel, ancien numéro deux du groupe. L’ex-patronne a tout de même passé plus de dix ans à la tête d’Areva. Elle a par ailleurs été entendue par la police la semaine dernière dans le cadre d’écoutes illégales présumées à l’encontre de son mari, Olivier Fric.

Anne Lauvergeon et Olivier Fric, consultant dans le secteur énergétique, pensent avoir été illégalement écoutés par des enquêteurs privés, en arrière-plan d'un rachat en 2007 par le groupe nucléaire d'une société d'extraction d'uranium, UraMin.

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