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L'Usine de l'Energie

Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva: l'électron pas si libre

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Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva: l'électron pas si libre © Ludovic/REA

Et un revers de plus sans ciller ! L'échec du mégacontrat pour la construction de quatre centrales nucléaires à Abou Dhabi a été cuisant pour le quatuor français du nucléaire, Areva, GdF-Suez, EdF et Total. Surtout pour Anne Lauvergeon qui n'a pas réussi à imposer « son » EPR face aux réacteurs de ses concurrents, qu'ils soient sud-coréen (KepCo, le vainqueur) ou américano-japonais (Hitachi-GE).

En février 2009, la dame de fer de l'atome français avait déjà accusé le coup du départ de Siemens d'Areva NP, dont l'allemand détenait 34 %. Quelques mois plus tard, son ennemi juré, Patrick Kron, le patron d'Alstom, remportait les enchères sur Areva T et D avec Schneider Electric. Cette agrégée de physique, diplômée de l'Ecole des mines et ancienne Sherpa de François Mitterrand, ne voulait pas céder cette filiale (40 % de ses ventes). La force de ses réseaux n'a pas réussi à influer sur le choix de Nicolas Sarkozy ! Enfin, il ne faut pas oublier les déboires du chantier en cours de l'EPR (le réacteur de troisième génération) à Olkiluoto en Finlande, dont la facture et le calendrier du chantier ne cessent de s'allonger. Plus récemment, Henri Proglio, avant même sa nomination à la tête d'EdF, ne lui épargnait rien, remettant en cause le modèle intégré d'Areva (le « bébé » d'Anne Lauvergeon), mais réaffirme surtout la prééminence de son groupe dans le nucléaire. A lui seul le leadership...

Même si François Fillon, le Premier ministre, tentait mi-décembre de remettre tout ce « petit » monde à sa place, la jeune cinquantenaire devra se défendre bec et ongles pour imposer ses choix et son rôle. Sa feuille de route est connue : trouver l'argent nécessaire pour financer les 11 milliards d'euros d'investissements sur 2009-2011, un apport indispensable pour capter un tiers des nouveaux réacteurs qui devraient être construits dans le monde d'ici à 2030. Anne Lauvergeon doit trouver des investisseurs pour entrer au capital du groupe public à hauteur de 15 %. Mitsubishi Heavy Industries, industriel et partenaire de longue date, a ses faveurs. Mais celle qui est considérée par la presse américaine comme l'une des femmes les plus puissantes du monde discute aussi avec les fonds souverains du Qatar et du Koweït.

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