Anne Lauvergeon défend sa place et l’industrie

La présidente du groupe nucléaire est omniprésente dans les médias pour relancer sa candidature à sa succession.

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Anne Lauvergeon défend sa place et l’industrie

Anne Lauvergeon confirme le 3 février sur RTL son voeu de continuer à la tête du groupe. « Je souhaite continuer à la tête d’Areva parce que ce qu’on fait, c’est formidable et parce que j’ai l’impression de servir la France dans ce que je fais », assure-t-elle.

Pourtant, elle reconnaît que la concurrence est rude, ce qui selon elle est une sorte d’hommage rendu au travail fait. « Je ne doute pas que les choix seront faits de manière objective », souligne-t-elle.

Le mandat d’Anne Lauvergeon arrive à son terme fin juin. Sa reconduction à la tête du groupe nucléaire ne serait pas du goût de tout le monde, selon les rumeurs médiatiques. Ses divergences avec Henri Proglio, à la tête d’EDF, en seraient la cause principale.

Dans son interview sur RTL, elle affirme qu’il est normal que de grands industriels aient des opinions différentes sur l’industrie. « Mais les divergences ont été mises en scène, assure-t-elle. Nous avons un avenir commun entre les deux entreprises avec un partenariat stratégique ».

Pour l’heure, la liste des candidats potentiels n’est pas encore terminée, mais déjà de nombreux noms sont évoqués dans les médias. Anne-marie Idrac, Marwann lahoud, Yazid Sabeg ou Jean-Pierre Clamadieu pourraient être de ceux-là.

Plaidoyer pour l’industrie

Pour la défense de son mandat, la présidente publie une tribune intitulée « Réindustrialisons nous » dans le quotidien Le Monde, prenant exemple sur Philippe Varin, patron de PSA Peugeot Citroën le 28 janvier.

« Il faut se réindustrialiser dans nos têtes, commente-t-elle sur RTL. L’industrie est vue comme quelque chose de dépassé. Mais regardez la Chine et l’Inde. Comment ces pays se sont ils développés ? Par l’industrie. Sans elle, il n’y a pas d’avenir ».

Dans sa tribune, Anne Lauvergeon revient sur son bilan à la tête d’Areva. « De cette expérience, j’ai acquis une conviction forte : priorité à l’industrie, écrit-elle. L'industrie française devra se battre pour tenir son rang de numéro un mondial. L'énergie nucléaire est donc une grande cause nationale. Au coeur de ce secteur, Areva est un formidable atout ».

Elle conclue en assurant qu’il n’y a pas de fatalité au "déclin français" en matière industrielle. Elle revient même sur l’expérience de l’usine Areva de Chalon-sur-Saône, vouée à la fermeture il y a dix ans. « A cette époque, le nucléaire était perçu comme ringard et sans avenir, explique-t-elle. Nous avons refusé la résignation et avons parié sur nos chances ».


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