Anne Lauvergeon critique l’attitude de l’Etat dans la gestion d’Areva

Dans un entretien au Monde daté du 8 juillet, l’ancienne présidente d’Areva émet des critiques envers l’Etat et son pouvoir sur la gestion de l’entreprise nucléaire.

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Anne Lauvergeon critique l’attitude de l’Etat dans la gestion d’Areva

Anne Lauvergeon n’a pas sa langue dans sa poche. Désormais ancienne présidente du groupe nucléaire français Areva, elle défend son bilan et revient sur la position de l’Etat dans la gestion du groupe dans un entretien au Monde. Selon elle, le gouvernement a eu une stratégie fluctuante au cours des dernières années, assurant "qu’on aurait pu rêver d'un Etat plus constant ! Dans une entreprise publique, l'actionnaire doit être un grand stratège".

Elle revient même sur les différents revirements de positions des gouvernements successifs concernant l’entreprise dont l’Etat est actionnaire à plus de 90%. Et notamment sur l’envie de fusionner Areva et Alstom en 2003, puis sur le projet l’ouverture de son capital en 2004 ou encore sur les rumeurs de démantèlement du groupe nucléaire en 2009.

Anne Lauvergeon assure que l’Etat aurait empêché Areva de se tourner vers l’éolien au prétexte que "les énergies renouvelables n’ont pas d’avenir".

L’ex-présidente d’Areva a été remplacée début juillet par Luc Oursel, après décision du gouvernement courant du mois de juin. Revenant sur son éviction, elle précise qu'on lui a donné deux raisons : "que le président du groupe, comme le président de la République, ne peut faire que deux mandats et ses relations avec Henri Proglio à la tête". En effet, depuis plusieurs mois, les deux patrons s'opposaient notamment sur le système intégré d'Areva.

Atomic Anne, comme on la surnomme, confie que sur la fin de son mandat, "des opérations ont été tentées pour destabiliser la direction, sous le poids de la stratégie fluctuante de l'Etat et d'intérêts particuliers désireux de prendre tout ou partie du leadership nucléaire français". Et elle confie que lors de son départ, les délégués du personnel lui ont offert un pendentif en jade représentant un phénix. "Le symbole me plaît...", assure-t-elle.

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