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L'Usine de l'Energie

Anne Lauvergeon contre-attaque et défend son bilan à la tête d'Areva

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Publié le , mis à jour le 14/05/2014 À 11H39

Anne Lauvergeon, mise en cause par la Cour des comptes pour sa gestion à la tête d'Areva, a défendu son bilan, évoquant "une vraie réussite française" ayant rapporté à l'Etat quelque 3 milliards d'euros de dividendes entre 2001 et 2011.

Anne Lauvergeon contre-attaque et défend son bilan à la tête d'Areva

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Anne Lauvergeon contre-attaque. Accablée par un pré-rapport de la Cour des comptes à propos de sa gestion de l'énergéticien Areva entre 2006 et 2012, l'industrielle s'est défendue, ce 14 mai sur BFM.

"Si on veut faire un bilan honnête et équilibré des 10 ans de la création d'Areva (entre 2001 et 2011), c'est une réussite française, un groupe devenu le premier groupe nucléaire mondial, premier producteur d'uranium", a déclaré l'ancienne présidente d'Areva à la radio.

Le bilan est "plutôt bon", a-t-elle ajouté, évoquant la construction d'un groupe qui a créé 230 000 emplois et versé de confortables dividendes à l'Etat.

Dans un rapport, la Cour des comptes fait le procès de la présidence d'Areva pendant les années 2006-2011 et aborde l'organisation de la gouvernance de la société, jugée responsable de choix aujourd'hui critiqués.

A la question de savoir si elle avait dissimulé ses doutes sur la capacité d'Areva à construire le réacteur EPR en Finlande -source d'une perte de plus de trois milliards d'euros pour le groupe- Anne Lauvergeon a jugé que cette accusation n'avait "aucun sens". "Ce réacteur a été mis au point entre Framatome, Siemens, EDF, RWE et toute sa conception a démarré 10 à 12 ans avant que je n'arrive moi-même dans le jeu", a-t-elle argué.

"nos concurrents mondiaux bossent et n'ont pas droit à des campagnes de calomnies"

Elle a reconnu qu'il y avait eu "des difficultés", mais assuré avoir été toujours très transparente en informant le marché des dérives du calendrier semestre après semestre.

Anne Lauvergeon a également affirmé avoir eu le soutien de "tous les politiques" pour que le groupe français puisse gagner de grands contrats à l'étranger, en Finlande comme en Chine et a rejeté les accusations de centralisation du pouvoir.

"Le système Areva a toujours fonctionné de manière très collégiale, avec un comité exécutif, un directoire, un conseil de surveillance et l'Etat, surtout".

Quant à la structure d'Areva, elle indiqué avoir "tout entendu en dix ans. On a voulu nous marier à Alstom (...) puis nous accoler à EDF".

"En France on n'a pas beaucoup d'industries stratégiques. Continuons à nous poser des questions stratosphériques sur des découpages, pendant ce temps, nos concurrents mondiaux bossent, ont le soutien de leur gouvernement et n'ont pas droit à des campagnes de calomnies", a-t-elle dit.

Il y a quelques semaines, Anne Lauvergeon est devenue présidente du conseil d'administration de Sigfox, une PME de 60 personnes spécialisée dans les infrastructures pour les objets connectés. Elle occupe également des postes d'administratrice dans plusieurs sociétés.

(avec Reuters)

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