Economie

Angers espère un sursis pour l'usine Technicolor

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Une prolongation du redressement judiciaire et un supplément de charge est espéré pour que les industriels régionaux amorcent leur projet de reprise du site.

Angers espère un sursis pour l'usine Technicolor © hjl - Flickr - C.C.

Le tribunal de commerce de Nanterre examine ce jeudi matin 6 septembre le sort de l'usine Technicolor d'Angers (Maine-et-Loire), mise en redressement judiciaire en juin dernier.

Ce site, qui emploie 351 personnes, fabrique principalement des boitiers internet. C’est la dernière usine de production en Europe du groupe français. Chacun, à Angers, espère qu'une liquidation judiciaire sera évitée, le temps qu'un projet de reprise, susceptible de sauver 120 à 130 emplois à terme, puisse se mettre en place. "La condition de réussite est d'obtenir du groupe Technicolor ou de grands donneurs d'ordre une charge d'amorçage pendant plusieurs mois", indique la CGT. L'intersyndicale a organisé ce matin un rassemblement devant le siège de Technicolor.

Mardi, le ministre des PME Fleur Pellerin a eu un échange avec Frédéric Rose, directeur général de Technicolor, à propos de l'usine angevine, invitant le dirigeant "à faire preuve de responsabilité et d'exemplarité en mettant en place l'accompagnement nécessaire aux projets de reprise afin de permettre, à court terme, le maintien de la période d'observation par le tribunal, et à moyen terme, la montée en charge de ces projets." Fleur Pellerin s'est également entretenu avec Stéphane Richard, PDG de France Telecom-Orange, qui s'est engagé à se mobiliser en tant que donneur d'ordre potentiel sur ce site.

Pour l'heure, l'usine dispose d'une faible visibilité en matière de charge. Deux projets de reprise, encore fragiles, se profilent. L'un émane du groupe électronique angevin Eolane (3 000 salariés, 400 millions d'euros de chiffre d'affaires) qui envisage la production sur le site d'une nouvelle génération de composants photovoltaïques à concentration qu'elle développe avec la société Heliotrop et le CEA. 80 emplois pourraient ainsi être sauvés. Eolane voudrait cependant obtenir des garanties sur l'immobilier (l'usine s'étend sur 13 hectares) au cas où ce projet n'obtenait pas le succès escompté. Elus et syndicats évoquent également un projet d'atelier partagé porté par le groupe tourangeau de sous-traitance Minerva, ce dernier n'a pas souhaité détailler cette intention.

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