Andromède sera-t-il le "Quaero" du Cloud ?

Orange, Thales et Dassault Systèmes annoncent créer au 1er novembre une co-entreprise, Andromède. Elle sera chargée de développer un cloud computing à la française, apte à concurrencer les technologies de Cisco, Microsoft ou IBM ! L’État en serait actionnaire, dans le cadre du grand emprunt.

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Andromède sera-t-il le

L’histoire semble se répéter. En 2005, à la création de l’agence pour l’innovation industrielle (A2I), le projet phare pour soutenir le numérique en France, s’appelait Quaero et visait à développer un moteur de recherche multimédia apte à concurrencer Google. Qui connaît Quaero aujourd’hui ?

En 2011, les investissements d’avenir pourraient jouer la même partition, mais avec le Cloud, cette informatique totalement décentralisée, qui était l’un des axes forts remontés de l’appel à propositions lancé au printemps par Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de l’Economie numérique. Son objectif étant d'alimenter les appels à projet et les appels à manifestation d’intérêt, du volet numérique des investissements d’avenir.

Dès septembre 2010, Thales, Orange et Dassault Systèmes s’étaient positionnés sur ce sujet pour monter un consortium autour du cloud. Le dossier semble avoir fait du chemin. Le consortium prendrait effectivement la forme d’une co-entreprise baptisée Andromède. Au capital, selon Les Échos : Orange, Thales, Dassault Systèmes à hauteur de 60 millions d’euros chacun (soit 26, 7 % des droits de votes) et l’État, à hauteur de 135 millions d ‘euros.

Encore en pourparlers

Sauf que rien n’est encore acté, selon le service communication du Commissariat général à l’investissement : "le gouvernement est actuellement en discussion avec un consortium composé d'Orange, Dassault systèmes et Thales sur un projet dans le domaine du cloud computing. Des discussions sont en cours avec ce consortium sur un possible investissement du fonds pour la société numérique des investissements d'avenir piloté par René Ricol et Eric Besson." Voilà la posture officielle.

En lâchant l’information à la presse, les fondateurs privés d’Andromède souhaitent peut-être accélérer le processus. Car en matière de numérique il faut aller vite. Lassé d’attendre, Bull vient de signer un accord avec l’américain Computeur Associates (CA) sur le même sujet. Et les géants américains, comme Cisco, IBM ou Microsoft, ou Amazon ont clairement une longueur d’avance. Ils disposent déjà outre-Atlantique de solutions opérationnelles. Pour s’imposer sur le marché européen, Microsoft vient d’ailleurs de s’allier la SSII Atos, qui dispose déjà des fermes de serveurs pour proposer des services hébergés. Et l’éditeur EMC s’allie lui avec Cap Gemini

Alors sûrement, Andromède aura de grande ambition technologique. Mais attendre l’aide de l’État n’est pas le meilleur moyen d’aller vite. Quaero, qui a en plus il est vrai dû attendre l’autorisation de Bruxelles pour démarrer, en est la preuve.

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