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Analyse : « Free m'a sauver »

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Analyse

C'est une première ! Les syndicats des acteurs des télécoms, équipementiers et opérateurs, se sont organisés en intersyndicale pour défendre l'emploi dans leur filière. Le 13 novembre, ils ont présenté leurs revendications au cabinet du ministre du Redressement productif, qui n'a pas pris la peine d'être présent. Il est vrai que pour lui, face aux 8 000 suppressions de postes de PSA, les 1 430 prévues en France chez Alcatel-Lucent, les plans de départs volontaires annoncés chez Bouygues Télécom (550 postes) et SFR, et les futures coupes sombres dans les centres d'appels (sept à dix centres pourraient fermer), pèsent finalement peu. Et de toute façon, pour Arnaud Montebourg, les coupables sont connus : Free et sa quatrième licence mobile, que le gouvernement précédent lui a accordée, sans anticiper les effets sur l'emploi de la filière. Un point de vue de moins en moins partagé. Certes, la course aux prix bas a bousculé les modèles économiques des opérateurs. Mais Free n'est pas le seul à préférer les équipements moins chers du chinois Huawei à ceux d'Alcatel-Lucent. En revanche, par ricochet, les prix bas de Free seraient finalement porteurs de croissance pour la filière. Dans l'internet fixe et mobile, ils ont démocratisé en France beaucoup plus vite qu'ailleurs la création de nouveaux usages. Et Free mobile aurait permis de créer entre 16 000 et 30 000 emplois nets, selon une étude commandée par l'opérateur. D'ailleurs, si les syndicalistes reconnaissent l'impact de l'arrivée de Free, ils blâment surtout leurs entreprises de ne pas avoir de projets industriels, mais uniquement financiers. Et s'ils ont demandé à l'État de préciser son plan pour le très haut débit (fibre et 4G mobile), ils rappellent qu'il ne faut pas oublier de développer les usages. « Si on fait du très haut débit pour tous, pour faire venir les gros acteurs américains des usages, ça ne sert à rien ! » résume Ivan Beraud, secrétaire général de la F3C CFDT. À bon entendeur...

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