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Quotidien des Usines

Amboise fabriquera la copie du Viagra pour Pfizer

Gaëlle Fleitour , , ,

Publié le

En perdant son brevet en Europe le 22 juin, la célèbre pilule bleue de Pfizer va devenir blanche… Et c’est l’usine d’Amboise (Indre-et-Loire) du numéro un mondial de la pharmacie qui sera chargée de la fabriquer.

Amboise fabriquera la copie du Viagra pour Pfizer © D.R.

Le 22 juin, le brevet du Viagra va tomber dans le domaine public en France, ainsi que dans quasiment tous les pays d’Europe. Une dizaine de fabricants de génériques sont déjà sur les rangs pour lancer ce jour-là leurs copies à bas prix du célèbre médicament contre les troubles de l'érection. Mais ils devront aussi compter sur le propre générique de Pfizer. Qui ne compte pas abandonner si facilement ce médicament (1,5 milliard d’euros de ventes dans le monde en 2012), dont 26 millions d’euros dans l’Hexagone (soit 2% du chiffre d’affaires de Pfizer en France).

Le générique de Pfizer, copie conforme du Viagra

Le laboratoire américain a donc décidé de produire sa copie à Pocé-sur-Cisse près d'Amboise (Indre-et-Loire), l’usine qui fabriquait déjà le Viagra pour la majeure partie du monde. En insistant sur le fait que le générique disposerait donc du même conditionnement (au nom près), de la même forme en losange (seule la couleur changera : devenant blanche pour la copie), et des mêmes processus de fabrication que le médicament princeps car il sera produit sur les mêmes lignes, Michel Ginestet, le président de Pfizer France veut prendre le contrepied des fabricants de génériques. Dont Teva, le numéro un mondial, qui vient de subir une enquête de l’agence sanitaire française suite à un problème de conditionnement - toujours pas élucidé - d’un de ses médicaments. "Nous nous concentrons sur les génériques de nos propres médicaments, et nous garantissons aux professionnels de santé et aux patients la continuité entre le produit initial et son générique", argumente Michel Ginestet.

La même stratégie que pour l’anticholestérol Tahor

Le laboratoire américain espère ainsi conserver une part de marché significative sur le marché de la dysfonction érectile. Et adopte la même stratégie que pour Tahor, son traitement du cholestérol dont le brevet a expiré il y a un an en France, faisant chuter ses ventes de 90%. En produisant son propre générique dans l’usine allemande de Tahor, Pfizer est parvenu à conserver malgré tout 10% du volume des génériques de ce traitement. Même si la perte du brevet de ce médicament phare (qui représentait 25 % des ventes de la filiale France) expliquera encore le recul du chiffre d’affaires de Pfizer en France cette année.

Baisse des volumes prévue

Le phénomène devrait être similaire pour les ventes du Viagra et de son générique, dont le laboratoire ne précise pas à quel prix il sera vendu. C’est pourquoi, "on s’attend quand même à une perte de volume" pour ce produit dans l’usine d’Amboise, confie Michel Ginestet. Faut-il craindre une restructuration du site, déjà touché fin 2011 par l’abandon d’une technologie de médicaments à inhaler ? Pas à en croire le dirigeant. "Viagra ne représente que 10 % de l’activité du site. Et tout cela avait été anticipé." En attendant la perte du brevet du produit aux Etats-Unis en 2020, qui s’annonce douloureuse…

Gaëlle Fleitour

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