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L'Usine Auto

Altran imagine l’ingénieur de demain

Christophe Bys , , , ,

Publié le

Le conseil en innovation et en ingénierie avancée, comme se définit lui-même Altran, a livré la façon dont il envisage l’évolution de ses besoins en ingénieur. Surprise : c’est le secteur automobile qui devrait avoir les plus gros besoins en 2014 en France. Mais le marché se mondialise et la Chine manque de spécialistes des systèmes intelligents ferroviaires et commence à créer une industrie pharmaceutique.

Altran imagine l’ingénieur de demain © D.R. - Altran

Pour Altran, les besoins en main d’œuvre de demain ne sont pas forcément là où on le croit. Car, si les discours hexagonaux répètent que la France manque d’ingénieurs, la réalité mondiale est tout autre. Entre 2004 et 2014, le nombre d’ingénieurs en activité a doublé pour atteindre 20 millions. Bien sûr, cette évolution n’est pas uniforme selon les pays, la Chine forme actuellement 1,3 million d’ingénieurs chaque année, l’Inde un million… loin devant les 83 000 ingénieurs des Etats Unis ou les 33 000 français.

 

Retrouvez notre classement des écoles d'ingénieurs 2014

 

Présente internationalement, l’entreprise en a profité pour recenser les compétences manquantes selon les différentes zones. Ainsi, la société de conseil affirme qu’aux Etats Unis, les postes liés à l’énergie sont en tension et pas seulement pour le gaz de schiste. En Europe, c‘est plus du côté du nucléaire, du développement de logiciels et des systèmes intelligents que les besoins se font sentir. La Chine vit une pénurie de spécialiste de systèmes intelligents notamment dans le ferroviaire.

En 2014, "l’automobile sera demandeur d’ingénieurs… "

Au-delà de ces évolutions structurelles, les besoins en main d’œuvre obéissent à des cycles plus courts. Ainsi, Pascal Brier, directeur général adjoint du groupe Altran en charge des grands comptes et du business development, estime qu’en 2014 "l’automobile sera demandeur d’ingénieurs, notamment pour les équipementiers de rang 1". Une conséquence des politiques de stop and go courante chez les employeurs français.

Quand la conjoncture se dégrade, ils cessent brutalement tout recrutement, tant et si bien qu’ils se retrouvent assez vite en situation de pénurie. Les télécoms devraient marquer le pas, en raison des difficultés actuelles du secteur, tandis que l’aéronautique fera une pause, les gros programmes étant finis et les nouveaux pas encore entamés.Pour créer des vocations d’ingénieur, Pascal Brier considère qu’il est urgent de "remettre l’innovation au cœur du métier". Un chiffre qu’il met en avant résume l’enjeu : quand aux Etats-Unis seulement 13 % d’une classe d’âge choisit le métier d’ingénieur, la proportion atteint 55 % en Chine.

Si la formation scientifique académique des jeunes ingénieurs français reste de très bon niveau, il insiste sur les efforts qu’il convient de faire sur le management, le design ou encore l’ouverture culturelle et regrette aussi le niveau d’anglais encore trop souvent insuffisant. "Pour faire une carrière internationale, il ne suffit pas d’être moyen, il faut être bon voire très bon", résume Pascal Brier. Ce dernier insiste aussi sur l’émergence de nouvelles formations type l’école 42 ou la Web@cademy capable de créer des "Raccrocheurs numériques". Une évolution qu’Altran observe de près.

Christophe Bys

 

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