Altran : des résultats en progrès mais qui déçoivent le marché

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Le groupe de conseil en technologies Altran, en pleine réorganisation de sa direction pour tourner la page des affaires, a annoncé lundi une nette amélioration de ses résultats en 2004, mais a déçu sur sa marge d'exploitation et surtout par le flou entretenu sur ses perspectives.
Le nouveau directeur général délégué Christophe Aulnette (ancien président de Microsoft France) a eu beau promettre lundi matin au cours d'une réunion d'analystes, une nouvelle vision stratégique pour le groupe dans le cadre d'un plan "Altran 2008", les marchés ont retenu l'absence de prévisions chiffrées pour 2005, et sévèrement sanctionné le titre: l'action Altran, qui perdait déjà 7 % en début de journée, a accentué sa chute à l'heure de la fin de la conférence, et à 14H00  s'effondrait de 14 %, à 7,55 euros.
Le leader européen du conseil en haute technologie a pourtant annoncé qu'il a réduit sa perte nette à 2,1 millions d'euros en 2004, contre une perte de 92 millions en 2003. Mais, au-delà du résultat net, les analystes ont été désagréablement surpris par une marge opérationnelle de 4,1 % en 2004, contre 1,1 % en 2003. Ce redressement a semblé bien insuffisant, alors qu'Altran avait assuré lors de la publication du chiffre d'affaires annuel, en février, que son résultat d'exploitation du deuxième semestre progresserait d'au moins 25 % par rapport aux 4 % du premier semestre.
Mais en attendant les précisions sur ce plan, que la direction d'Altran a promises pour le mois d'octobre, le groupe navigue sur des courants peu porteurs: le directeur financier Eric Albrand a indiqué que "du point de vue du niveau d'activité, le premier trimestre 2005 n'est pas très brillant". Altran porte encore une dette nette de 379,4 millions d'euros (contre 381,7 M EUR à fin 2003). La nouvelle direction d'Altran, qui devrait être encore renforcée par quelques prochaines nominations, a mis l'accent sur sa volonté de tourner la page des affaires de diffusion d'information trompeuse qui l'ont plombé depuis trois ans.
Altran a ainsi estimé qu'en cas de condamnation à la suite de l'enquête de l'Autorité des marchés financiers, elle risque des pénalités administratives allant "jusqu'à 1,5 million d'euros pour les individus ou la société", et qu'en cas de condamnation pénale, le risque financier s'élevait "jusqu'à 1,5 million d'euros pour les individus et jusqu'à 7,8 millions pour la société".

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