Altia se sépare de 900 salariés et de huit de ses usines françaises

Le métallurgiste et équipementier automobile Altia cède une partie de son activité emboutissage. Un virage stratégique pour la direction, une mauvaise gestion financière pour les salariés.

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Altia se sépare de 900 salariés et de huit de ses usines françaises

Altia, groupe métallurgique spécialisé notamment dans la sous-traitance automobile, va se séparer de huit de ses usines françaises. Selon la CGT, près de 900 salariés, sur les 4000 que compte le groupe, sont concernés. L'origine de ce vaste plan serait lié à une baisse des commandes des constructeurs. La direction souhaite réduire le poids de l'automobile et en particulier les métiers d'emboutissage : cinq sites sur neuf sont sur la sellette. Contactée, la direction d'Altia n'a pas souhaité confirmer cette information ni répondre à nos questions.

Pour les salariés, la gestion financière du groupe serait responsable de cette opération: "Nous avons les commandes, nous avons les clients, mais nous n'avons pas les capacités pour répondre aux demandes", s'indigne un délégué CGT du site de la Souterraine (Creuse), dont l'annonce de la cession a été faite le 24 janvier en Comité d'entreprise. Selon lui, la stratégie du groupe a été "d'assécher la trésorerie" au lieu "d'approvisionner les sites en matières premières, pièces d'apport et pièces de rechanges". "Nous avions besoin d'investissements", martèle le syndicaliste.

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"Aucune idée sur les offres de reprise"

Outre les raisons de ce plan de cession, les salariés n'ont "aucune idée sur les offres de reprise". "Les sites de Verdun (Meuse), Cluses (Haute-Savoie), Saint-Marcellin (Isère) et Celles-sur-Durolle (Puy-de-Dôme) sont en processus de vente avancé", affirme le délégué CGT. "La vente des usines de Meaux (Seine-et-Marne) et Beaucourt (Territoire de Belfort) est envisagée."

Dans Le Monde, le PDG d'Altia Patrice Durant a assuré que des industriels se seraient manifestés pour reprendre les usines cédées par le groupe. "Nous avons demandé à la direction un comité de groupe extraordinaire, mais nous attendons depuis une semaine", regrette le syndicaliste.

Né en 2006, le groupe Altia est contrôlé à 20% par BPIFrance, la banque publique d'investissement, et le Fonds de modernisations des équipementiers automobiles. Il possède 29 sites de production dans le monde pour 450 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Timothée L'Angevin

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