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Altadis : Imperial Tobacco sabre 2 440 emplois dont 1 060 en France

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Six mois après le rachat de son concurrent franco-espagnol Altadis, le cigarettier britannique fait partir en fumée 2 440 emplois en Europe, dont 1 060 dans l'Hexagone, et six usines, dont Metz et Strasbourg.

Altadis : Imperial Tobacco sabre 2 440 emplois dont 1&nbsp060 en France

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La rumeur enflait depuis hier. Après avoir racheté Altadis (ex-Seita) en janvier, Imperial Tobacco a confirmé aujourd'hui qu'il allait supprimer d'ici trois ans 1 060 emplois en France, 830 en Espagne, 2 440 postes au total en Europe*.

Si 200 emplois devraient être créés en Pologne, le fabricant britannique de cigarettes et de cigares, qui emploie près de 40 000 personnes dans le monde, fermera six usines : Strasbourg (227 salariés, dernière manufacture de cigare en France) et Metz (135 salariés, tabac à rouler), Berlin, Alicante (Espagne), Bristol (Royaume-Uni) et un site en Slovaquie. La fabrication des cigares sera concentrée en Espagne et celle du tabac à rouler aux Pays-Bas. D'autres usines, comme Dunkerque (dont une partie de la production partira au Havre), Riom et Nantes, subiront une réduction de leur activité ou un transfert partiel vers d'autres sites du groupe.

300 millions d'euros d'économies par an d'ici 2010

Selon Imperial Tobacco, ce plan de restructuration va lui coûter autour de 600 millions d'euros, mais le groupe britannique compte dégager 300 millions d'économies par an d'ici 2010, 400 millions à partir de 2012. « Ce projet constitue une étape nécessaire pour permettre au groupe élargi de sauvegarder sa compétitivité et de s'assurer une position forte et durable pour le futur », a déclaré son directeur général, Gareth Davis.

Grâce à l'acquisition de son concurrent franco-espagnol Altadis (pour 16,2 milliards d'euros, dette incluse), Imperial Tobacco a conforté sa position de numéro 4 mondial, derrière l'Américain Altria (exPhilip Morris), son compatriote British American Tobacco et le groupe nippon Japan Tobacco. Altadis était issu de la fusion en 1999 entre l'ex-régie publique française, la Seita (marques Gauloises, Gitanes), et le groupe espagnol Tabacalera (cigarettes Fortuna, cigares Cohiba). En 2006, Altadis avait déjà supprimé 472 emplois, en France et en Espagne. Et en 2005, l'usine de cigarettes de Lille, qui employait plus de 500 personnes, avait été fermée.

Le syndicat CGT d'Altadis estime que les salariés français « subissent le jeu spéculatif boursier » d'Imperial Tobacco qui « veut détruire l'ex-Seita dans le seul but d'assouvir l'appétit grandissant des actionnaires. Les volumes de production de tabac baissent inéluctablement, mais ça n'est pas la raison des plans sociaux, qui découlent de la volonté de nos propriétaires de générer toujours plus de productivité, alors que tout pourrait bien se passer avec les départs naturels de salariés. Nous allons nous attacher à ce que la casse soit limitée dans le plan social qui sera mis en œuvre en France, par des mesures d'âge, des reclassements. »

Matthieu Maury

* 260 emplois au Royaume-Uni, 250 en Allemagne, 100 en Russie, plus 140 répartis entre la Belgique, l'Italie, l'Ukraine et la Slovaquie.

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