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Alstom : un mariage, quatre prétendants

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Quatre entreprises ont montré leur intérêt pour tout ou partie d'Alstom. Ainsi courtisé, le fleuron industriel français en difficulté financière peut  faire monter les enchères...

Alstom : un mariage, quatre prétendants © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

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S’il fallait une preuve qu’Alstom est bien une pépite industrielle française, la voilà : quatre entreprises font la cour à tout ou partie du spécialiste de l’énergie et des transports. General Electric - ayant les préférences du marieur en chef, le PDG Patrick Kron - joue le rôle du fiancé "officiel" en convoitant toute la division Energie.

Siemens, lui, a endossé le costume de "l’amant de toujours", éconduit à de nombreuses reprises par la marieur en chef. Et tout récemment, Toshiba et Areva se sont positionnés comme courtisan pour convoler en juste noce, le premier avec l’activité "Grid" (transport d'électricité), et le second avec l’activité "éolien off-shore".

Des technologies en or

Ce bal des prétendants prouve bien qu’Alstom a beaucoup plus de cartes en main qu’on ne veut bien le dire ou l’écrire ici ou là pour négocier son avenir. Bien sûr sa situation financière est inquiétante. Oui, il doit faire face à un mur de dettes dans les dix prochaines années. Et, oui sa trésorerie est dans le rouge (-3 milliards d'euro selon les derniers résultats). Mais l'atout majeur de l'industriel français, ce sont ses technologies.

Ses turbines sont reconnues parmi les meilleurs au monde dans le nucléaire (il équipe 30% des réacteurs de la planète) comme dans le thermique (charbon, hydroélectricité…) et dans une moindre mesure dans l’éolien offshore. Sur la partie transmission, avec Alstom Grid, il est l’un des fers de lance de la filière française des "smart grid". Sur la partie Transport, il reste l'un des leaders mondiaux des trains à grande vitesse, malgré l'échec de l'AGV.

Dot à la hausse

Ne nous leurrons pas cependant. Ces atouts ne permettent pas d'envisager, à ce stade, autre chose qu'un démantèlement d'Alstom. Mais le fait que quatre entreprises fassent la cour au spécialiste des transports et de l'énergie lui permet en revanche de faire monter les enchères... de demander aux courtisans de revoir leur dot à la hausse.

Thibaut De Jaegher

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