Alstom stoppera la production de trains à Belfort dès 2018

Les locos d’Alstom à Belfort, c’est fini ! Le site historique du constructeur ferroviaire qui fabrique les motrices du TGV verra ses activités d’ingénierie et de production transférées à Reichshoffen, en Alsace, au cours des deux prochaines années.

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Alstom stoppera la production de trains à Belfort dès 2018
Usine Alstom de Belfort

Les difficultés du site étaient connues, mais sa quasi-fermeture n’en reste pas moins un choc. Le site historique d’Alstom Belfort, qui fabrique les motrices du TGV et des locomotives, va arrêter ses activités d’ingénierie et de production, a annoncé Alstom aux syndicats lors d’un comité de groupe européen, mercredi 7 septembre. Un porte-parole du groupe détaille cette réorganisation à L’Usine Nouvelle : "L’ingénierie et la production seront transférées sur notre site de Reichshoffen (Alsace) au cours des deux prochaines années. Belfort ne ferme pas mais ne gardera qu’une activité de services pour les locomotives : maintenance et réparation."

Selon le porte-parole, "il n’y aura ni plan social ni licenciement. Sur les 480 salariés de Belfort, 400 sont concernés par le transfert. Les salariés pourront être transférés sur d’autres sites d’Alstom". Alstom justifie cette réorganisation par un chiffre : "l’ensemble des 12 sites français du groupe verront leur charge diminuer de 30% d’ici à 2018, déclare le porte-parole. Il faut réorganiser pour ne pas mettre en péril l’ensemble." Reichshoffen et Belfort font partie des sites les plus en difficulté. Le premier pâtit de la révision à la baisse par les Régions des commandes du train Régiolis. Le second de la pénurie de commandes de TGV et de la faiblesse d’Alstom dans les locomotives.

En souffrance depuis des années

En souffrance depuis des années, Belfort n’a guère profité des succès commerciaux d’Alstom dans les pays de l’ex-URSS : la localisation de la production sur place ne laissait que quelques unités à fabriquer au site du territoire de Belfort : la production de locomotives pour le Kazakhstan est terminée depuis le début de l’année, seules 10 locomotives doivent être construites pour l’Azerbaïdjan d’ici au début de 2018. Et avec la fin pour mi-2018 de la production des TGV Euroduplex, la charge prévue du site après 2018 se résume à quelques dizaines de locos pour la Suisse. Le nouveau TGV, dont Alstom et la SNCF ont présenté ce même jour le partenariat d’innovation dédié à sa conception, entrera en production trop tard – autour de 2022 – pour sauver Belfort.

Manuel Moragues

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