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Refuser le rapprochement Alstom-Siemens serait une faute, estime Benjamin Griveaux

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Publié le , mis à jour le 16/01/2019 À 18H19

Si la Commission européenne refusait le rapprochement entre Alstom et Siemens dans le rail elle se rendrait coupable d'une "faute" et d'une "erreur" car elle se montrerait incapable de protéger les Européens, a déclaré ce 16 janvier le porte-parole du gouvernement français.

Refuser le rapprochement Alstom-Siemens serait une faute, estime Benjamin Griveaux
Si la Commission européenne refusait le rapprochement entre Alstom et Siemens dans le rail elle se rendrait coupable d'une "faute" et d'une "erreur", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement français. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé
© Stephane Mahe

"Face à la concurrence notamment chinoise, l'Europe doit être capable de créer des champions industriels", a dit Benjamin Griveaux lors du compte rendu du conseil des ministres ce 16 janvier. Raison pour laquelle, selon lui, ne pas autoriser le rapprochement entre Alstom et Siemens serait "une faute". "Un refus de la Commission européenne serait une erreur économique mais aussi une faute politique, ce serait un mauvais signal envoyé aux peuples européens à un moment où l'Europe (...) a échoué à protéger nos concitoyens européens (...) nos entreprises", a-t-il déclaré. Ce sentiment a participé à la naissance du mouvement des "Gilets jaunes", qui perturbe la France depuis des mois, a-t-il ajouté.

"Nous avons là les moyens de démontrer au peuple européen que par volontarisme politique nous créons un champion industriel européen avec des emplois en Europe", a-t-il poursuivi. "Saisissons cette opportunité."

Décision au plus tard le 18 février

La Commission prendra sa décision le 18 février au plus tard, sur la base d'une analyse objective et non idéologique, a annoncé le 15 janvier Pierre Moscovici au moment où le rapprochement est menacé par les autorités chargées de préserver la concurrence.

L'autorité allemande de la concurrence s'est prononcée contre cette fusion soutenue par Paris et Berlin et plusieurs sources affirment que les services de la Commission sont du même avis, ce qui constituerait un camouflet pour Emmanuel Macron.

Avec Reuters (Jean-Baptiste Vey et Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

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1 commentaire

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17/01/2019 - 06h19 -

Connaissant les Allemands, sans parler de Siemens (on se souvient de Matra transport), avec l´actionnariat proposé, au bout de quelques années, il n´y a plus aucun savoir en France, beaucoup moins d´employés. C´est d´autant plus idiot, que le vieillissement accéléré de la population allemande, fait déjà apparaître un manque d´ingénieurs, qui eux existent en France. Il y a certes la disparition des commandes de TGV en France, l´agressivité chinoise, par contre le carnet de commande d´Alstom est bon, et le marché mondial va encore fortement augmenter. Espérons donc que la Commission bloque la prise de contrôle d´Alstom (pour zéro euros!) par Siemens.
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