Alstom : "Nous refusons le fait accompli", affirme Arnaud Montebourg

Invité de RTL, Arnaud Montebourg  dit refuser qu'une décision sur l'avenir d'Alstom soit prise dans la précipitation. Le ministre de l'Economie a semblé privilégier l'offre de Siemens à celle de General Electric. François Rebsamen s'est également exprimé sur ce dossier.

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Alstom :

Invité de RTL ce 28 avril, Arnaud Montebourg n'a pas caché son agacement face aux conditions de la vente d'Alstom. L'opération semble conduite dans une certaine précipitation, selon le ministre de l'Economie. "Nous refusons le fait accompli. Nous refusons qu'Alstom décide en trois jours de vendre 75% d'un fleuron national. Les entreprises françaises ne sont pas des proies. En revanche nous sommes disponibles pour nouer des alliances qui nous permettent de nous armer dans la mondialisation".

Ce commentaire semble ouvrir la porte à une alliance avec Siemens. Le ministre n'a d'ailleurs pas caché sa préférence pour une solution européenne, sans citer directement Siemens. "Nous avons deux solutions. Pour utiliser des images qui parlent aux Français : soit on se fait racheter par Boeing soit on construit Airbus. Siemens veut créer deux leaders mondiaux dans les domaines de l'énergie et des transports".

montebourg ne veut pas qu'alstom soit "dirigé depuis le connecticut"

Selon lui, l'offre de GE "pose un problème pour une raison simple, c'est que l'essentiel d'Alstom, 75% de l'entreprise, 65.000 salariés dans le monde vont être dirigés depuis le Connecticut". "Et d'ajouter : "Alstom n'est pas en difficulté mais doit construire une stratégie mondiale. Nous pouvons tirer profit de cette situation. Nous pouvons créer un leader mondial made in France".


Arnaud Montebourg : "Les entreprises françaises... par rtl-fr

l'état fait pression pour la sauvegarde de l'emploi

De son côté, François Rebsamen, le nouveau ministre du Travail, a dit vouloir que "tous les emplois soient sauvegardés". "Ce que je souhaite, c'est que l'indépendance énergétique soit maintenue, que les centres de décisions restent en France et (...) que tous les emplois soient sauvegardés", a-t-il déclaré sur France Inter. "Les décisions de M. Kron (le P-DG d'Alstom) ne peuvent pas se prendre sans l'accord de l'État français", a-t-il prévenu.

Interrogés sur une éventuelle entrée de l'Etat au capital d'Alstom, les deux ministres ont indiqué qu'aucune hypothèse n'était écartée. "Je pense que rien n'est inenvisageable à cet instant, mais en 2004, l'Etat n'avait pas été encore endetté par Nicolas Sarkozy", a commenté François Rebsamen, faisant référence au précédent de 2004. Il y a dix ans, l'Etat avait participé à un sauvetage de l'entreprise pour éviter un démantèlement qui aurait bénéficié à l'allemand Siemens.

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