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Alstom : "nous n'en sommes qu'au début du processus", tempère Patrick Kron

Sylvain Arnulf , , , ,

Publié le

Vu sur le web Patrick Kron répond aux critiques d'Arnaud Montebourg dans un entretien au Monde.  Morceaux choisis.

Alstom : nous n'en sommes qu'au début du processus, tempère Patrick Kron © DR

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Patrick Kron ne s'était pas exprimé depuis la révélation par Bloomberg d'un projet d'un rapprochement GE-Alstom le 23 avril. Une fuite "qui a foutu le bordel", de son propre aveu, explique –t-il dans un entretien publié sur le site internet du Monde. Le patron d'Alstom répond aux critiques sur sa méthode.

Sur le calendrier

"Il n'y a pas le feu dans la maison Alstom. Son avenir à court terme n'est pas menacé et nous continuons à gagner de l'argent. Le sujet, c'est de se projeter dans l'avenir, de relever les défis stratégiques qui attendent l'entreprise" (…) Je vous rappelle qu'il y a une dizaine d'années, l'entreprise était exsangue. Je me suis battu de toutes mes forces pour la sauver. C'était une question de vie ou de mort. Nous avons dû supprimer la moitié des emplois. Je ne voulais plus jamais que le groupe se retrouve dans ce type de situation".

Sur les attaques d'Arnaud Montebourg

"Je me dis que tout ce qui est excessif est insignifiant. Je suis un industriel. J'ai un discours de responsabilité. Je veux parler d'Alstom". (…) " On m'accuse d'avoir négocié dans le dos de tout le monde alors que nous n'en sommes aujourd'hui qu'au début du processus. Il a toujours été clair avec General Electric que le conseil d'administration aurait la possibilité d'examiner d'autres offres non sollicitées".

Sur la nécessité d'une alliance

"J'en suis convaincu, la voie d'une stratégie autonome, qui est celle que j'ai menée ces dix dernières années, est devenue risquée et dangereuse. C'est pour cela que j'ai entamé des discussions avec différents confrères de tous les continents, pour voir ce que l'on pouvait faire ensemble".

Sur l'offre de Siemens

"Les portefeuilles de Siemens et Alstom n'ont pas changé. Je ne préjuge pas de la suite. A ce jour, Siemens a fait une déclaration d'intérêt, ce n'est pas encore une offre. Si Siemens en fait une, le conseil l'examinera". (...) J'ai eu des discussions dans le passé avec Siemens, comme avec d'autres, qui ne m'ont pas apporté de réponse aux préoccupations du groupe. Je regrette que certains me collent une image d'anti-germanisme primaire.

Sur l'avenir d'Alstom Transport

"Ce sera une entreprise cotée à Paris, dotée de moyens à la mesure de ses ambitions. L'opération envisagée permettra, en effet, de renforcer son bilan et d'accélérer sa croissance sur un marché porteur".

Lire l'intégralité de l'entretien sur le site du Monde

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