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Alstom n'a "pas de certitude" que son projet de fusion avec Siemens aboutisse

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Publié le , mis à jour le 17/01/2019 À 08H15

Alstom et Siemens parviendront-ils à convaincre les autorités de la concurrence sur leur projet de rapprochement ? Il n'y a "pas de certitude", indique Alstom le 17 janvier. La Commission européenne a indiqué quelques jours plus tôt qu'elle rendrait bientôt son avis sur le projet. De leur côté, les gouvernements allemand et français font pression pour faire accepter la fusion controversée.

Alstom n'a pas de certitude que son projet de fusion avec Siemens aboutisse
Alstom et Siemens parviendront-ils à convaincre les autorités de la concurrence sur leur projet de rapprochement ? Il n'y a "pas de certitude", indique Alstom.
© Alstom

Jeudi 17 janvier, le constructeur ferroviaire français Alstom a exprimé des doutes quant au succès de son projet de rapprochement avec l’entreprise allemande Siemens. Dans un communiqué Alstom indique qu’il n’y a “pas de certitude” que la Commission européenne donne son approbation à l’opération.

Un avis de la Commission européenne d'ici le 18 février

Les commissaires européens doivent rendre leur avis d’ici le 18 février sur la fusion Alstom-Siemens. L’institution redoute en effet les conséquences de ce mariage sur la concurrence pour la fourniture de plusieurs types de trains et de systèmes de signalisation.

Pour rassurer les autorités de la concurrence, les deux sociétés ont proposé de céder une partie de leurs activités. “Les remèdes proposés portent principalement sur des activités de signalisation ainsi que des produits de matériels roulants et représentent environ 4% du chiffre d’affaires de l’entité combinée”, précise Alstom.  

Le gouvernement allemand fait pression

Le gouvernement allemand considère que le projet de fusion dans le ferroviaire entre le français Alstom et l'allemand Siemens est important pour préserver la compétitivité du secteur ferroviaire en Europe, a déclaré mercredi 16 janvier un porte-parole du gouvernement allemand.

Il a ajouté qu'il appartenait à la Commission européenne d'en mesurer toutes les implications en termes de concurrence.

Le gouvernement français invoque la concurrence chinoise

Plus tôt mercredi 16 janvier, le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux avait déclaré que l'exécutif européen se rendrait coupable d'une "faute" et d'une "erreur" s'il refusait ce rapprochement, car il se montrerait ainsi incapable de protéger les Européens.

Face à la concurrence notamment chinoise, l'Europe doit être capable de créer des champions industriels, a dit Benjamin Griveaux lors du compte rendu du conseil des ministres.

Mardi 15 janvier, le commissaire européen Pierre Moscovici a déclaré que la Commission prendrait sa décision sur la base d'une analyse objective et non idéologique.

Avec Reuters (Andreas Rinke, Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Juliette Rouillon)

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