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Alstom inaugure son usine Gibela en Afrique du Sud

Olivier Cognasse , , ,

Publié le

Pour honorer son méga contrat avec l’opérateur public de transport sud-africain, Prasa, l’industriel français Alstom devait construire une usine pour produire 600 trains. Et plus si affinités…

Alstom inaugure son usine Gibela en Afrique du Sud
L'usine de Gibela va produire une soixantaine de trains par an.
© Alstom

C’est le grand jour pour Alstom en Afrique du sud. Ce jeudi 25 octobre, l’industriel français inaugure son usine de Dunnottar - la plus grande d'Afrique dans ce secteur - en présence du président de la République, Cyril Ramaphosa, de Blade Nzimande, le ministre des Transports d’Afrique du Sud et de plus de 300 personnes. "Nous avons déjà démarré la production au début de l’été, prévient Didier Pfleger, senior Vice-Président Moyen-Orient et Afrique chez Alstom depuis juillet 2017. Le premier train sorti de l’usine est déjà en phase d’essais et sera livré au client Prasa en fin d’année."

Actuellement, sur  les chaînes de cette usine de 53 000 m2, les quatrième et cinquième trains sont en production. La montée en puissance de l’usine doit lui permettre d’atteindre un rythme de croisière de 62 trains par an, soit 360 voitures à l’horizon 2020. "Nous avons réussi à construire l’usine dans les délais. Tout le monde est surpris localement."

580 trains dans les dix prochaines années

Le contrat d’Alstom signé en juillet 2014 avec Prasa, l’opérateur public de transport sud-africain, le plus important jamais signé par le français, atteint une valeur de 4 milliards d’euros. Il comprend la fabrication de 600 trains périurbains (proche des RER parisiens) de la gamme X’Trapolis, composés de six voitures. Si les vingt premières rames ont été produites dans l’usine brésilienne du groupe à Lapa, les suivantes devaient être produites en Afrique du Sud. Et dans son contrat, l’industriel français doit fournir l'assistance technique après la mise en service des trains et la fourniture des pièces détachées pendant 18 ans.

Pour répondre aux règles en vigueur dans ce pays, Alstom a dû créer une co-entreprise, Gibela, dont elle détient 61% des parts. Le reste appartient à des partenaires locaux. Passenger Rail Agency South Africa (Prasa) exigeait au moins 65% de composants locaux. Gibela a donc construit cette usine à Dunnottar, près de Johannesburg pour produire 580 trains dans les dix prochaines années. Elle a nécessité un investissement d’environ 70 millions d’euros.

A cinq kilomètres de ce site, Alstom détient depuis 2016 une autre usine, à Ubunye, pour produire les composants (bogies, traction,…) assemblés chez Gibela. "Ce sont des composants semblables à ceux qui sont produits sur les sites français, précise Didier Pfleger. Nous avons effectué les transferts de technologies." Un site qui emploie 650 personnes, comme Gibela à l’heure actuelle. Mais en pleine charge, les effectifs auront quasiment doublé à Dunnotar. Pour les sous-traitants, Alstom travaille avec des entreprises européennes, mais essentiellement localisées en Afrique du sud.

50% de femmes dans l'usine

Les besoins en main d’œuvre ont nécessité une politique de formation intense du personnel. Et le contrat prévoit la formation de 12 000 personnes pour développer la filière et les compétences dans un pays qui n’a pas construit de trains depuis des lustres. Un bâtiment au sein de l’usine est dédié à la formation.

"Nos effectifs comptent aujourd’hui 90 % de personnel sud-africain et à terme cette proportion atteindra 98 %. Seul le top management ou certains experts seront encore européens, explique Didier Pfleger. Les contraintes sur les emplois sont fortes sur l’emploi de population noire et de femmes. Nous avons 50 % de femmes dans l’usine – c’est beaucoup plus qu’en Europe. Elles sont généralement plus dynamiques et moteurs que les hommes."

Les recrutements se font essentiellement dans  les environs de l’usine pour les ouvriers. Il faut aller plus loin parfois pour trouver des profils avec des compétences importantes. "Sur certains métiers spécifiques, comme le management industriel et des ingénieurs, nous recrutons parfois dans le secteur de l’automobile, puis nous les formons", indique-t-on chez Alstom. Une entreprise qui a aussi un rôle social en investissant dans les écoles ou les orphelinats.

Cette usine qui va tourner à pleine charge jusqu’en 2028 attend d’autres commandes. Prasa envisage la construction de 600 trains supplémentaires dans les prochaines années. Et l’Afrique du sud voudrait devenir la plaque tournante de la filière ferroviaire pour la région. Quelques contacts ont été noués avec le Bostwana et le Zimbabwe. Mais l’Afrique du Sud a aussi un besoin immense de transports urbains pour ses villes.

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