Quotidien des Usines

Alstom et General Electric renforcent la filière énergies marines renouvelables de Nantes Saint-Nazaire

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En 2017, en périphérie nantaise, un quatrième technocampus accueillera la R&D de la co-entreprise Alstom et General Electric dans les énergies marines renouvelables (EMR) mais aussi des fonctions de siège et la direction commerciale de cette activité à vocation mondiale. Avec cette annonce, ainsi que le lancement de trois usines, chez Alstom et STX France, les énergies marines renouvelables (EMR) sont déjà une réalité industrielle sur le bassin de Nantes-Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Alstom et General Electric renforcent la filière énergies marines renouvelables de Nantes Saint-Nazaire
Eolienne Haliade 150
© Alstom

Nantes accueillera des fonctions de direction générale et commerciale de la co-entreprise General Electric-Alstom dans les énergies marines. Il s'agit là, en l'occurrence, d'un siège à vocation mondiale pour cette joint-venture. C'est Christophe Clergeau, vice-président du conseil régional des Pays de la Loire qui l'a annoncé vendredi 14 novembre au matin. Cela donnera lieu à la construction d'un quatrième Technocampus devant ouvrir en 2017 sur la commune de Bouguenais, en périphérie nantaise (Loire-Atlantique). La phase préparatoire de ce projet est prévue pour le début 2015, sous maîtrise d'ouvrage du conseil régional des Pays de la Loire.

Technocampus

Ce Technocampus accueillera donc les équipes R&D de GE-Alstom, qui devrait atteindre 250 salariés, tandis que les fonctions de direction rassembleront "plusieurs dizaines de personnes." Le projet devrait être combiné avec le futur centre de supervision des parcs éoliens en mer annoncé par EDF Energies nouvelles. Fort de 60 personnes, celui-ci contrôlera à distance et en continu ses parcs éoliens en mer, au large des Pays de la Loire et de la Normandie. Sa proximité avec le centre d'ingénierie de GE-Alstom, à Nantes, vise à mutualiser les retours d'expériences entre les équipes d’exploitation et de maintenance d'EDF EN.

450 salariés

Selon Christophe Clergeau, ce nouveau pôle devra être dimensionné pour 400 à 450 personnes avec partage des espaces communs entre les différentes entités. Il s'agira bien d'un bâtiment tertiaire, intégrant de fortes capacités numériques, puisque le Technocampus Océan tout proche offrira des halles et des capacités d'essais. Pour l'heure, les équipes EMR d'Astom poursuivent leur montée en puissance sur l'île de Nantes. Déjà, elles mobilisent 100 personnes dont la moitié dans les technologies hydroliennes et l'autre dans l'éolien offshore. Dès le deuxième semestre 2015, les équipes éoliennes auront doublé, indique Nicolas Serrie, directeur offshore France. Ils n'étaient que 10 l'année dernière.

Eolien et hydrolien

Dans l'hydrolien, les équipes nantaises ont récemment dévoilé l'Oceade, une turbine très innovante de 1,4 MW, à pas variable, qui ressemble à une éolienne immergée, posée sur un mât. Cette turbine flottera, ce qui permet de la remorquer plus facilement vers et depuis le site d’exploitation.

Dans l'éolien, les équipes travaillent notamment sur les structures flottantes. "Il s'agit ni plus ni moins de faire flotter l'Haliade", mentionne Nicolas Serrie. L'Haliade est la turbine de 6 MW sur laquelle Alstom place tous ses espoirs dans l'éolien offshore et dont la construction s'effectue à Montoir-de-Bretagne, près du pont de Saint-Nazaire. Les deux usines, l'une pour les générateurs, l'autre pour les nacelles, seront inaugurée le 2 décembre. Elles emploieront à terme près de 300 salariés. Les premières productions, en cours, sont destinées au champ américain de Deepwater.

STX France

De l'autre côté du pont de Saint-Nazaire, STX France vient de démarrer la construction d'Anemos, son site industriel dédié aux énergies marines renouvelables. L'usine, qui sera achevée au printemps 2015, fabriquera des fondations métalliques, des pièces de transition et des sous-stations électriques pour les champs d'éoliennes offshore. L'enjeu, pour le chantier, est d'atteindre 20 à 30 % de son chiffre d'affaires dans ses EMR à l'horizon 2020, soit près de 200 millions d'euros. L'investissement dépasse les 20 millions d'euros avec, là encore, une participation des collectivités dont la région.

Hub logistique

A quelques hectomètres, le port de Nantes-Saint-Nazaire prépare son hub logistique dédié au pré-assemblage des éoliennes offshore du parc prévu au large de Guérande et sans doute pour celui au large de Noirmoutier. Un appel d’offres pour la mission de maîtrise d’œuvre vient d’être lancé pour une livraison prévue fin 2016. Son emprise occupera une quinzaine d’hectares dont 11 hectares pour la plate-forme bord à quai proprement dite, à proximité de la forme Joubert. Le montant des travaux est estimé à 10 millions d'euros hors taxes. Pour Christophe Clergeau une vraie filière est en place avec, déjà, 300 chercheurs. Ils seront bientôt un millier s'ajoutant à 1 000 emplois industriels attendus, et 4 000 dans la sous-traitance… si les marchés tiennent leurs promesses.

Emmanuel Guimard

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