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Alstom, EDF Energies nouvelles et WPD Offshore repartent à l’assaut de l’éolien offshore français

Manuel Moragues , , ,

Publié le

Les industriels français et la filiale hexagonale de l’allemand WPD s’associent pour répondre au second appel d’offres français pour l’éolien offshore. Ils reconduisent ainsi l’alliance victorieuse l’année dernière.

Alstom, EDF Energies nouvelles et WPD Offshore repartent à l’assaut de l’éolien offshore français

On ne change pas une équipe qui gagne. Du moins aussi peu que possible. EDF Energies nouvelles (EDF EN) et WPD offshore ont annoncé, ce jeudi 30 mai, la signature d’un partenariat pour répondre au second appel d’offres français dans l’éolien en mer. Les deux groupes vont constituer une coentreprise dont EDF EN sera l’actionnaire majoritaire. Alstom est désigné comme le fournisseur exclusif des éoliennes.

Les trois partenaires avaient emporté le gros lot lors du premier appel d’offres du gouvernement, en avril 2012, avec trois des quatre parcs mis en jeu, soit près de 1500 mégawatts (MW) de puissance à installer. Leur consortium, Ailes marines, incluait aussi l’énergéticien danois Dong Energy et la PME bretonne Nass & Wind. Dong avait annoncé dès avril dernier qu’il ne participerait pas au second appel d’offres, ce qui a avait suscité des questions sur la rentabilité des parcs français et les risques associés à ces chantiers pharaoniques. La période de levée des risques du premier appel d’offres doit se terminer en octobre 2013.

Pérenniser le dispositif industriel

Pour Alstom, l’enjeu de ce second appel d’offres est la pérennisation du dispositif industriel qu’il met en place actuellement. Quatre usines sont prévues à Cherbourg (Manche) et près de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour produire les 240 turbines Haliade de 6 MW destinées aux premiers parcs. Avec 1000 MW au maximum sur les champs de Noirmoutier (Vendée) et du Tréport (Seine-Maritime), le second appel d’offres reste cependant d’une ampleur limitée. L’industriel français est d’ores-et-déjà tourné vers l’export. "Les premières Haliade seront fabriquées pour des champs étrangers", déclarait il y a quelques semaines à "L’Usine Nouvelle"  Frédéric Hendrick, le patron de l’éolien offshore d’Alstom. Le français a été déclaré fournisseur préféré pour le parc allemand d’Arcadis Ost, avec une livraison potentielle dès 2016 de 58 turbines.

Manuel Moragues

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