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"Alstom démontre qu’on peut produire en France et vendre en Asie"

Manuel Moragues ,

Publié le

Le candidat Sarkozy a visité mardi en milieu de journée le site Alstom de La Rochelle (Charente-Maritime). Devant les lignes d’assemblage du TGV, il a présenté "son" sauvetage d’Alstom comme le modèle de son volontarisme industriel.

Alstom démontre qu’on peut produire en France et vendre en Asie © Eric Ferreberg - AFP

Les entreprises citées

Nicolas Sarkozy ne pouvait mieux choisir pour sa première visite d’usine en tant que candidat officiel à sa réélection. Sur le site Alstom d’Aytré, près de La Rochelle (Charente-Maritime), où sont assemblés les TGV du constructeur ferroviaire, le candidat Sarkozy n’a pas manqué de rappeler devant les salariés du groupe qu’il avait "sauvé l’entreprise". "En 2004, Alstom avait un pied dans la tombe", a assèné le président. Alors ministre de l’Economie, Nicolas Sarkozy avait fait entrer l’Etat dans le capital du groupe en grande difficulté.

"Huit ans après, je vous demande de juger, non sur des promesses, non sur un discours, mais sur des faits.[…] Alstom est devenu le fer de lance de l’industrie  ferroviaire française." Et le candidat d’enchaîner sur son dernier fait d’armes en faveur d’Alstom : "Nous avons demandé à la SNCF de passer commande de 40 rames de TGV Euroduplex."

De quoi redonner de la visibilité au constructeur, dont les dernières livraisons de TGV étaient programmées pour 2015. "Ca va vous donner, ici à La Rochelle, un carnet de commandes plein jusqu’en 2018. Combien d’usines en France peuvent dire aujourd’hui que leur carnet est plein pour les six prochaines années ?"

"Je reviendrai"

Bien que commençant à dater, le sauvetage d’Alstom doit servir de leçon - "Ce n’est jamais fichu, il y a toujours une solution quand on a la volonté de la trouver."-, mais aussi de modèle : "A travers l’exemple d’Alstom, on a démontré qu’on pouvait fabriquer en France et vendre en Europe, en Asie, en Amérique du Nord. Je veux dire à tous ceux qui travaillent dans une usine qu’on peut faire la même chose à condition d’investir, d’innover, de mieux former le personnel… et d’alléger les charges sur le travail."

Le candidat président a mis en avant son "idée", que vient de voter l’Assemblée nationale, d’un transfert partiel des cotisations patronales à la TVA. "Alstom ne paiera plus la politique familiale de la France. Sur chacun de vos postes, a-t-il lancé aux salariés d’Alstom, ce sera 5% de charges en moins."

Le volontarisme affiché du candidat de la France forte ne convainc pas tout le monde : "5%, ce n’est rien. Le coût du travail est trois fois plus faible dans les pays émergents", tranche, désabusée, une salariée d’Alstom qui travaille aux transferts de technologie vers les sites étrangers du constructeur. "De toute façon, quand un gouvernement veut une part de production locale, on n’a pas le choix. La délocalisation a déjà commencé."

Qu’importe ! "Ca me fait plaisir de revenir chez Alstom et je reviendrai, a conclut le président, qui entend faire passer le "message à la dame de la région". Une allusion directe aux propos de sa rivale à la présidentielle 2007, Ségolène Royal, qui avait tenu une conférence de presse improvisée le matin même dans le TGV Paris-La Rochelle. La présidente de la Région Poitou-Charentes avait reproché à Nicolas Sarkozy de ne pas aller voir les entreprises en difficulté et de "se mettre en scène dans une entreprise qui va bien, Alstom".

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