ALSACELE BIOPÔLE DE COLMAR SORT DE TERREObjectif du Haut-Rhin: associer recherche en agrobiologie et industrie agroalimentaire. Premières entreprises impliquées: Du Pont et Ciba.

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LE BIOPÔLE DE COLMAR SORT DE TERRE

Objectif du Haut-Rhin: associer recherche en agrobiologie et industrie agroalimentaire. Premières entreprises impliquées: Du Pont et Ciba.



Au sud de Colmar, à la frontière des dernières habitations, du maïs et de la vigne, le bâtiment de l'ONF (Office national des forêts) vient de sortir de terre. Sur 4 hectares, qui s'ajoutent aux 8hectares déjà occupés par le centre de l'Inra (Institut national de recherche agronomique), il sera rejoint d'ici à 1997 par l'IUT de biologie appliquée, le Laboratoire vétérinaire départemental et la maison du biopôle. Celle-ci accueillera notamment un centre "vigne et vin" et l'Itada (Institut transfrontalier d'application et de développement agronomique). "Nous avons maintenant les pièces et nous essayons de les assembler", explique Anne Sempere, directrice générale adjointe du CAHR (Comité d'expansion du Haut-Rhin). Une façon de rappeler que la constitution d'un pôle d'agrobiologie à Colmar n'allait pas forcément de soi. Même si la double vocation agricole et industrielle de l'Alsace, comme la présence plus que centenaire de l'Inra, plaidait en sa faveur. Le centre de l'Inra souffre en effet d'un "faible" potentiel, de l'aveu même de son président, Charles Putz. Certes, comme chacun des vingt-deux centres de l'Inra en France, celui de Colmar développe des axes de recherche spécifiques: travaux de génétique appliquée, sur la betterave et la vigne notamment, recherches sur la qualité du vin. Reste qu'avec trente-cinq chercheurs, le centre de Colmar est le plus petit de France. Il est, en outre, resté longtemps éloigné du potentiel universitaire de la région et de la recherche fondamentale, située à Strasbourg. La création en 1991 de l'IUT de biologie appliquée de Colmar a constitué l'une des "pièces" évoquées par Anne Sempere, tout comme le développement de la recherche privée, avec notamment Du Pont, qui a ouvert en 1994 à Nambsheim son Pôle européen de recherche sur la protection des cultures. Autre élément, l'organisation depuis 1994 à Colmar d'un colloque international bisannuel sur les biotechnologies. Du Pont et Ciba, qui travaillent déjà ponctuellement avec l'Inra, sont les deux premières entreprises associées au biopôle. Il faudra encore quelques années avant de mesurer son impact, notamment en aval, auprès des entreprises du secteur de l'agroalimentaire. Gilbert REILHAC



Une logique de réseaux

A une "logique de sites" le département du Haut-Rhin préfère la notion de "réseaux de compétences", qui associent des centres de recherche situés aussi bien à Colmar et Mulhouse qu'à Saint-Louis, Rouffach ou Soultz. Le rapprochement à Colmar même de la recherche publique et privée en agrobiologie n'est ainsi pas jugé indispensable. Après avoir recensé neuf "pôles de compétences", le département du Haut-Rhin a décidé d'en développer prioritairement cinq: le biopôle, le calcul, l'holographie-laser, le textile, le génie de l'environnement.

USINE NOUVELLE N°2509

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ALSACELE BIOPÔLE DE COLMAR SORT DE TERREObjectif du Haut-Rhin: associer recherche en agrobiologie et industrie agroalimentaire. Premières entreprises impliquées: Du Pont et Ciba.

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