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L'Usine Auto

Alsace : PSA, poumon économique de Mulhouse

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Le constructeur automobile fait vivre près de 45 000 personnes. Un grand donneur d’ordres dont l’expérience profite à tous.

Alsace : PSA, poumon économique de Mulhouse
L’usine de Sausheim compte près de 8?000?emplois directs. Et va embaucher en zone de sécurité prioritaire.

Le cliché est éculé : "Quand PSA s’enrhume, c’est tout Mulhouse qui tousse." Mais Olivier Becht, le président délégué de m2A, la communauté d’agglomérations de Mulhouse, le reprend sans rougir. Pour lui, le site PSA Peugeot Citroën de Sausheim (Haut-Rhin) est "stratégique". Pour le bassin d’emploi et même plus largement : son empreinte est visible dans le sud de l’Alsace et le nord de la Franche-Comté. Il compte quelque 7 800 salariés en CDI et environ 200 CDD. "Il faut y ajouter de l’ordre de 4 000 emplois indirects et 2 500 à 3 000 emplois induits. Au total, c’est près de 15 000 emplois salariés. Si on y ajoute ceux qui en dépendent, cela fait 45 000 personnes", évalue Olivier Becht.

Cette usine, qui assemble les Peugeot 2008 et 208 ainsi que les Citroën C4 et DS4, "c’est notre poumon économique, reprend l’élu. On a perdu 1 500 emplois intérimaires en trois ans. Cela se voit dans les files d’attente de Pôle emploi et dans les quartiers, avec de l’inactivité, de l’économie souterraine et de la délinquance qui en découlent". Une demi-équipe supplémentaire sera bientôt affectée à la production du SUV Peugeot 2008. Il faudra pour cela recruter 100 intérimaires, dont 50 viendront des Zones de sécurité prioritaire (ZSP) de Mulhouse, selon une convention signée par PSA et la ville.

Lilly injecte 40 millions d’euros dans l’économie régionale

Insuline, traitements anticancéreux, hormone de croissance, hormone parathyroïdienne pour lutter contre l’ostéoporose… Construit en 1967, le site Lilly France de Fegersheim (Bas-Rhin) a produit 180 millions d’unités de médicaments injectables l’an passé. C’est la principale implantation du groupe américain. Il emploie 1 500 salariés et compte 960 fournisseurs, dont 370 en Alsace. Ces partenaires régionaux représentent un quart des dépenses, soit 40 millions d’euros par an environ. Certains fournissent des consommables, comme Millipore de Molsheim (Bas-Rhin), qui livre des filtres.

Pour la maintenance, le spécialiste de l’ingénierie électrique Clemessy de Mulhouse (Haut-Rhin) est présent à demeure, tandis que la Techni Soudure d’Eschau (Bas-Rhin), dont les activités couvrent la chaudronnerie pharmaceutique, intervient sur les équipements de production. Assystem et Altran assurent des prestations en ingénierie et en informatique. Sodexo se charge de la restauration, de l’entretien et de la maintenance de premier niveau, SNDI gère le nettoyage des combinaisons utilisées en production et GSF du bionettoyage des laboratoires. Lilly France procède chaque année à des évaluations de performance de ses fournisseurs. Mais ils changent peu.

 

Économie solidaire

Les fournisseurs locaux de PSA se retrouvent au sein du pôle de compétitivité Véhicule du futur. Selon Sébastien Cuvellier, le responsable des achats de PSA Peugeot Citroën pour la région Est, les principaux sont Faurecia Automotive Industrie, Schaeffler France, TRW dans le Bas-Rhin ; Behr France, Faurecia Bloc Avant, Sielest, Constellium dans le Haut-Rhin ; Visteon Systèmes Intérieurs, Bourbon Automotive, Inergy Automotive, Lisi Automotive en Franche-Comté. "Nous avons des fournisseurs stratégiques, qui accompagnent PSA au niveau mondial, comme Faurecia, Plastic Omnium et Total. Et des fournisseurs majeurs, comme Behr France, qui a été le premier fournisseur labellisé, ainsi que Mabéo et Actemium pour les investissements industriels", précise-t-il.

Pour PSA, les "fournisseurs majeurs" sont des "entreprises de taille moyenne à rayonnement international" faisant figure de référence dans leur secteur. Mais l’usine travaille aussi avec des acteurs de l’économie solidaire et sociale. L’association Les papillons blancs, qui agit pour des personnes présentant un handicap mental, réalise l’assemblage de circuits lave-vitres ou le montage de pédaliers. Cela profite à un effectif de 420 personnes.

Les équipementiers travaillant pour le site de Mulhouse peuvent recevoir l’appui d’ingénieurs du groupe qui les aident à installer des lignes de montage ou à trouver de nouvelles pistes de productivité. Il s’agit "d’apporter l’œil d’une expertise extérieure", explique Sébastien Cuvellier. En complément, "PSA met à disposition trois cadres, à temps plein, pour animer notre programme d’actions sur la performance industrielle, ajoute Brigitte Morgulis, la directrice innovation du pôle Véhicule du futur. Une fois par an, le site nous ouvre ses portes pour un échange d’expériences sur le lean manufacturing. Cela a beaucoup de succès, car c’est un vrai lieu de parole entre chefs d’entreprise."

Certains pourraient être à l’avenir encore plus proches du site. Une étude soutenue par les collectivités locales est en cours en vue d’aménager les secteurs disponibles du site (70 hectares environ) pour y implanter de nouvelles activités.

Les principaux investissements en cours

  • Punch Powerglide prend ses marques dans l’ancienne usine de General Motors, implantée dans la zone industrielle du Port-du-Rhin, à Strasbourg (Bas-Rhin). L’entreprise de 990 salariés va investir 150 millions d’euros pour fabriquer une nouvelle boîte de vitesses automatique en 2014.
  • L’usine de Blue Paper, installée au Port-du-Rhin, à Strasbourg (Bas-Rhin), donne une seconde vie au site Stracel, du papetier UPM-Kymmene. La transformation de la machine à papier pour produire du carton et l’adaptation d’autres installations nécessitent 100 millions d’euros et l’embauche de 130 personnes.
  • Sew-Usocome, qui emploie déjà 1 400 salariés à Haguenau (Bas-Rhin), compte s’agrandir. Ce spécialiste des systèmes d’entraînement va acquérir une nouvelle usine à Mommenheim (Bas-Rhin), où seront assemblés des moteurs électriques. Un investissement de 40 millions d’euros.
  • L’usine Potasse et produits chimiques (PPC) de Thann (Haut-Rhin), qui emploie 250 personnes, va dépenser 53 millions d’euros pour se passer de l’électrolyse à mercure dans le processus de production de chlore et de dérivés potassiques.

 

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