Allemagne : les patrons ont toujours bon moral

L’indice du climat des affaires progresse encore au mois d’octobre. Il retrouve le niveau d’avant la crise des subprimes. Pourtant, tout ne va pas pour le mieux dans le pays de Goethe et de Schiller. Des ombres planent sur la reprise allemande.

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Il faut remonter treize mois en arrière, soit juste avant l’onde de choc des subprimes sur la planète finance, pour retrouver un tel niveau de l’indice mensuel du climat des affaires allemand. L’Ifo qui s’appuie sur un sondage mené auprès de 7000 chefs d’entreprises est passé de 91,3 points en septembre à 91,9 points en octobre. Certes la progression est modeste ; mais il suffit de rappeler qu’en mars dernier l’Ifo avait touché son point le plus bas depuis 26 ans pour mesurer le chemin parcouru en sept mois.

Au-delà du résultat global, le détail de ces indicateurs de conjoncture est souvent riche d’enseignements. En l’espèce, cette étude montre que les managers allemands sont davantage optimistes pour les mois qui viennent qu’ils ne sont satisfaits de la situation actuelle. De quoi alimenter la croissance ces prochains mois.

Pas de triomphalisme

Pour les amateurs de clichés, la réputation de sérieux des Allemands n’est pas prise en défaut. Commentant le bon résultat enregistré ce mois-ci, le président de l’Ifo, Hans Werner Sinn, a surtout insisté sur le caractère « hésitant » de la « reprise » économique depuis quelques mois.

En effet, la croissance allemande est fortement dépendante du commerce mondial et donc des exportations. La conjoncture est donc très dépendante de la situation économique mondiale. Ainsi, la contraction de l’activité en 2009 devrait atteindre 5 %. Si un léger mieux se profile, la demande internationale adressée aux firmes allemandes n’a pas encore retrouvé les volumes d’avant la crise financière. Ainsi, la prévision du gouvernement allemand pour 2010 est une croissance de 1,2 % du Pib en 2010.
La dépréciation du dollar par rapport à l’euro risque en outre d’handicaper la compétitivité du Made in Germany, même si les biens de l’industrie allemand sont réputés moins sensibles au variation des taux de change. De même, la montée du chômage devrait peser sur la croissance à venir, en pénalisant la consommation des ménages.

Christophe Bys

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