Allégations de pollution sur un site ArcelorMittal en France

STRASBOURG (Reuters) - L’usine ArcelorMittal de Florange (Moselle) a contesté mardi toute responsabilité dans un supposé déversement illicite d’acide sur un crassier qui mettrait en cause l’un de ses sous-traitants.
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Allégations de pollution sur un site ArcelorMittal en France
L’usine ArcelorMittal de Florange (Moselle) a contesté mardi toute responsabilité dans un supposé déversement illicite d’acide sur un crassier qui mettrait en cause l’un de ses sous-traitants. ArcelorMittal indique avoir lancé une enquête interne et auprès des sous-traitants mis en cause. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler

Un ancien intérimaire d’une filiale de Suez-Environnement chargée de convoyer les déchets toxiques du sidérurgiste, affirmait la semaine dernière dans le Républicain Lorrain avoir dû déverser quotidiennement pendant trois mois, sur le crassier d’Hayange, 24 mètres cubes d’acide normalement destinés à un centre de retraitement.

"La direction d’ArcelorMittal n’est en aucun cas à l’origine de prétendus déversements irréguliers sur la zone de stockage. Si ces faits étaient avérés, ils seraient le fait de personnes isolées au sein d’ArcelorMittal ou des entreprises sous-traitantes", indique mardi l’entreprise dans un communiqué.

ArcelorMittal indique avoir lancé une enquête interne et auprès des sous-traitants mis en cause.

Les premières analyses n’auraient pas permis de confirmer les faits dénoncés. "Aucun risque sanitaire ni environnemental pour les populations n’est à signaler", précise le communiqué.

La CGT, qui avait demandé la tenue d’un comité d’entreprise extraordinaire après avoir elle-même découvert les informations dans la presse, reste « mesurée » dans l’immédiat.

« Soit ces propos sont diffamatoires et on demande de nous le démontrer, soit ils sont cohérents et alors on est dans le cadre d’un scandale environnemental sans précédent », a dit à Reuters son secrétaire, Lionel Burriello.

Le comité d’entreprise, qui s’est tenu lundi, a décidé de commander une première expertise dans le cadre de son droit d’alerte environnemental et de convoquer un CHSCT (Comité hygiène, sécurité et conditions de travail) en vue d’en demander une seconde sous l’égide du ministère du travail.

(Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse)

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