"All Blacks" contre "Bleus", le vainqueur sera Adidas

Adidas est équipementier des équipes de rugby de France et de Nouvelle-Zélande. Pour la coupe du monde 2015, le développement des deux tuniques a été axé d'un point de vue symbolique sur la mémoire et d'un point de vue technique sur la résistance.

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Crédits : Adidas

Pour le quart de final de coupe du monde de rugby opposant la Nouvelle-Zélande à la France ce samedi 17 octobre à 21 heures, il y a au moins un point sur lequel les deux équipes partiront à égalité, c'est celui des tenues. Les deux pays ont le même équipementier : Adidas. Dans les deux cas, la réflexion sur le maillot a été lancée il y a quatre ans dès la fin de la coupe du monde 2011. Et la mise au point technologique a demandé environ deux ans de R&D.

Les rubans de la mémoire

Dans les deux cas, la question du design n'a pas été négligée. Côté Nouvelle-Zélande, on parle du plus noir ("the Blackest" en anglais) des maillots All Black. Ce maillot est baptisé "The Original" car il reprend le design de la tenue qui équipait les joueurs lors de la tournée fondatrice de 1905-1906. Les néo-zélandais avaient disputé 35 matchs dans l'hémisphère nord et en avaient remporté 34, ne concédant qu'une défaite face au Pays de Galles. Ce design a été travaillé par Adidas avec l'aide de joueurs prestigieux comme Richie McCaw, Dan Carter, Conrad Smith...

Côté français, c'est aussi la force des anciens qu'on a voulu tatouer sur ce maillot à l'aide des rubans de la mémoire conçus par Jean-Pierre Rives, ancien joueur du XV de France, aujourd'hui devenu sculpteur. Sur le cœur, un motif rappelant une molécule d'ADN symbolise la transmission entre générations. On retrouve aussi un texte, signé également de "Casque d'or", appelé "Le rugby est une seconde peau". Les motifs sont aussi censés rappeler le maillot bleu de la coupe du monde 1995 durant laquelle son "french flair" avait permis à l'équipe de France de finir troisième, battue en demi-finale par une implacable équipe sud-africaine, future championne du monde.

Résistance avant tout

Mais le maillot des équipes n'est pas qu'une question de design, c'est aussi une affaire de technologies. La mise au point de la tunique des Black a fait appel à "des outils habituellement réservés à l'industrie aéronautique", assure-t-on chez Adidas. Il s'agit principalement de techniques de mesures qu'Airbus emploie pour travailler sur la forme de ses ailes. Cette fois, elle a été employée pour décrire précisément les corps des rugbymen et les tensions qui s'y appliquent. Le maillot a ainsi été taillé pour s'adapter et soutenir les efforts musculaires, qui sont différents selon que l'on soit un puissant avant ou un rapide arrière. Le tout est réalisé en fibre de carbone pour résister aux déchirures.

Coté France, le maillot a été réalisé avec la technologie Ripstop, une maille à base de nylon que l'on retrouve dans la Voile ou dans les tenues high-tech du BTP. Sa première qualité est sa très forte résistance aux déchirures tout en étant capable de s'étirer dans tous les sens. A l'instar des Blacks, les maillots tricolores ne sont pas les mêmes pour tous les joueurs. Les avants possèdent des zone de "grip" qui permettent aux joueurs de bien se lier les uns aux autres lors des mêlées et des regroupements. Quant aux arrières, ils bénéficient d'une coupe hyper-ajustée afin d'éviter d'être rattrapés par le maillot au moindre cadrage-débordement.


Ludovic Dupin

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