Alertée par un incident, l’ASN renforce sa surveillance de la centrale de Fessenheim

L’Autorité de sûreté nucléaire est mécontente de la manière dont a été géré un incident fin février sur la centrale de Fessenheim. En conséquence, elle annonce qu’elle va accroître son nombre de visites sur le site.

 

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Alertée par un incident, l’ASN renforce sa surveillance de la centrale de Fessenheim

Voilà une nouvelle qui va apporter du crédit à ceux qui exigent du président de la République la fermeture de la plus vieille centrale nucléaire de France, à Fessenheim (Haut-Rhin). Ce mardi 17 juin, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé le renforcement des inspections sur ce site. Le gendarme de l’atome reproche à EDF sa gestion et sa communication autour d’un incident de niveau 1 sur l’échelle Ines (niveau anomalie) qui s’est déroulé le 28 février et le 5 mars dans le réacteur numéro 1.

Le 28 février, un défaut d’étanchéité avait entraîné le déversement de 100 mètres cubes d’eau non contaminée dans la salle des machines. Le 5 mars, la conduite réparée avait de nouveau rompu. Des associations locales ont déposé plainte contre EDF, qui aurait, selon elles, minimisé l’incident. En 2014, une cinquantaine d’inspections avait été menées dans la centrale alsacienne. Malgré cet incident, l’ASN juge que la sûreté de Fessenheim se situe dans la moyenne nationale.

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Pas de fermeture en cours

Depuis le début du mandat de François Hollande, cette centrale est regardée de près par les associations anti-nucléaires. Le président de la République s’est en effet engagé à la fermer "à l’horizon de la fin de son mandat". Pour l’heure, les procédures de fermeture n'ont toujours pas commencé. Or, c’est un parcours de longue haleine, puisque, outre les démarches administratives, la fermeture implique des dédommagements pour EDF et, surtout, pour les partenaires étrangers, suisse et allemand, qui ont des parts dans Fessenheim

La loi de transition énergétique, en passe d’être votée définitivement, va plafonner la puissance du parc nucléaire français. Cela imposera de fermer deux réacteurs pour ouvrir l'EPR de Flamanville, normalement en 2017. Mais le texte de loi ne cite pas spécifiquement les deux réacteurs de 900 MW de la centrale de Fessenheim.

Ludovic Dupin

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