Alberto Martin Rivals gère le tournant vert de la Snet

Après celles de l'Amérique latine, Alberto Martin Rivals fait tourner les turbines d'Endesa en France. Les trois piliers du développement : les cycles combinés, le charbon propre et l'éolien.

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Alberto Martin Rivals gère le tournant vert de la Snet
Bon timing. Alors que l'Europe vient de voter un objectif de 20% d'énergies renouvelables pour 2020, Alberto Martin Rivals, le jeune directeur général d'Endesa France, a inauguré mercredi le premier parc éolien de l'entreprise. A Lehaucourt, dans l'Aisne. Pour l'occasion, toute la direction de la maison mère s'est déplacée en France, très chouchoutée par l'électricien espagnol.

Désormais, la Snet, dont Endesa détient 65 %, s'appelle Endesa France. Le changement d'identité a coïncidé avec l'arrivée du nouveau directeur général, en novembre. En quatre mois, cet ingénieur franco-espagnol de 39 ans, énergique et décontracté, qui dirigeait les activités internationales d'Endesa et veillait sur les actifs sud-américains, s'est coulé dans la filiale française. Depuis son vaste bureau de Rueil-Malmaison, dans lequel s'imposent les photos où il pose aux côtés de l'ancien Premier ministre espagnol José Maria Aznar, il devra défricher les nouveaux territoires de l'ex-société nationale d'électricité et de thermique... L'éolien, les centrales gaz à cycles combinés et le charbon propre vont prendre le pas sur le charbon.

Formé à l'Université polytechnique de Madrid, puis à Yale, Alberto Martin Rivals est d'ailleurs allé plaider en faveur du charbon propre, avec capture et séquestration souterraine du CO2, lors d'un colloque le 8 mars dernier au Havre. Ce n'est pas un hasard : c'est là qu'il entend installer la future centrale à charbon propre d'Endesa France. Pour lui, ce virage vert ne s'envisage pas sans un plan global. «Atteindre 20 % de renouvelables dans le mix énergétique est possible. Mais pas si c'est un objectif isolé. Il faut mettre en place une architecture globale comprenant aussi le développement du thermique et du nucléaire », affirme-t-il en commentant la prise de position de Bruxelles.

Arrivé chez Endesa en 1998, après cinq ans chez McKinsey, Alberto Martin Rivals a pu observer toute la libéralisation du secteur de l'énergie. «La construction européenne nous a permis d'amplifier notre terrain de jeu », reconnaît-il. Elle peut aller encore plus loin. «Si l'on veut une production décentralisée d'énergie, la condition est d'avoir encore plus d'interconnexions entre les pays, et un marché totalement libéralisé.» Libéralisé, mais pas sans règles. «Avoir un régulateur européen est une nécessité. Avoir des réseaux de transport fonctionnant de façon indépendante aussi », ajoute-t-il.

La prochaine grande étape pour lui : élargir son panel client. Pour l'heure, EDF représente encore plus de 80 % des ventes d'Endesa France. En 2010, les clients industriels devront être majoritaires. C'est possible. «Nous commençons à négocier de la fourniture d'électricité pour nos grands clients après 2009», affirme énergiquement Alberto Martin Rivals.

Virginie Lepetit

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