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Airbus : Voith n'est plus candidat en Allemagne

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Le groupe spécialiste des machines à papier s'est retiré de la course à la reprise des trois sites allemands cédés dans le cadre de Power8. Les employés de Méaulte appréhendent quant à eux la transition.

Airbus : Voith n'est plus candidat en Allemagne

Voith jette l'éponge. Le groupe allemand a annoncé aujourd'hui qu'il se retirait de la course pour le rachat de trois usines mises en vente par Airbus en Allemagne, faute d'avoir pu trouver un modèle de développement convaincant pour ces sites de production.

Les sites concernés, Nordenham, Varel et Augsbourg, ont été mis en vente par l'avionneur européen dans le cadre de son plan de restructuration Power8. Annoncé le 28 février dernier, il prévoit la suppression de 10 000 emplois sur trois ans et la vente de 7 de ses 16 sites européens. Ne restent donc plus en course pour l'Allemagne que les deux autres candidats déclarés au rachat : l'américain Spirit Aerosystems et l'allemand MT Aerospace.

Le président d'EADS, le Français Louis Gallois, avait indiqué le mois dernier qu'il privilégiait une cession en bloc pour la reprise partielle ou totale de cinq des six sites industriels Airbus, et notamment ceux situés en Allemagne à cause de leur complémentarité industrielle.

Implanté dans le Bade-Wurtemberg (sud de l'Allemagne), Voith est un groupe familial appartenant à la famille du même nom, spécialisé dans les machines pour l?industrie du papier et les équipements mécaniques pour centrales hydrauliques. Il emploie 34 000 personnes dans près de 40 pays, pour un chiffre d'affaires de 3,7 milliards d'euros.

Philippe Roger

FO inquiet pour le site de Méaulte

L'usine Airbus de Méaulte (1300 salariés), dans la Somme, est aujourd'hui la seule du groupe en Europe à fabriquer les pointes avant, mais le restera-t-elle ? Le syndicat FO, majoritaire, exprime de réels doutes à ce sujet.

Ce sont à la fois des indiscrétions et des éléments d'informations qui amènent le syndicat depuis un mois à s'inquièter sur l'éventualité d'une perte d'exclusivité pour le site picard. Les syndicalistes ont commencé à s'interroger lorsqu'ils ont posé directement la question à Thomas Enders, P-DG d'Airbus, au cours de sa visite du 14 septembre à Méaulte.

« Il a été évasif concernant l'A 350 XWB (NDLR : développement,) et encore plus évasif concernant le NSR (nom de code du remplaçant de l'A 320, NDLR) », indique Dany Devaux, délégué FO. Depuis, le syndicat cherche à obtenir des informations sur la question, mais il dit n'avoir obtenu aucune assurance de la part d'Airbus, sur la question des pointes avant. Or, indique Dany Devaux, « la répartition industrielle qui sera décidée pour l'A3 50 sera décisive pour la suite ».

De notre correspondante en Picardie, Claire Garnier

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