Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Aéro

Airbus remporte le match des commandes face à Boeing (mais pas celui des livraisons)

Olivier James , , , ,

Publié le

Avec 718 livraisons, l’avionneur européen dépasse pour la première fois le cap des 700 appareils. Si Boeing a livré davantage d’avions, Airbus dépasse l’américain en nombre de commandes.

Airbus remporte le match des commandes face à Boeing (mais pas celui des livraisons) © Airbus

L’issue du match ressemble à s’y m’éprendre à celle de 2016. En 2017 encore, Airbus est le champion des commandes engrangées, ce qui est de bon augure pour l’avenir, et Boeing devance son rival en matière de livraisons d’appareils, le plus sûr moyen de générer du chiffre d’affaires étant donné que les compagnies aériennes paient la plus grande partie du prix au moment de la livraison. L’an dernier, Airbus a livré 718 appareils, un pic historique correspondant à 30 appareils de plus qu’en 2016, et engrangé 1109 commandes nettes d’avions, contre 912 pour Boeing. Des chiffres annoncés lundi 15 janvier.

Malgré cette performance industrielle de livraisons, Airbus est supplanté par Boeing qui a livré en 2017 un total de 763 avions : depuis 2012, l’américain le devance chaque année. "En 2020, nous livrerons davantage d’appareils que Boeing", a lancé Fabrice Brégier, le numéro deux d’Airbus, qui va quitter le groupe en février, lors de la conférence de presse en ligne organisée pour la présentation des résultats commerciaux du groupe. En 2016 puis en 2017, Fabrice Brégier avait fixé cet objectif pour 2019. En 2018, Airbus compte atteindre le seuil des 800 avions livrés.

Des problèmes au niveau des moteurs bientôt résolus

Un objectif qui dépend avant tout du niveau de production de son produit phare, l’A320, lequel représente à lui seul 558 livraisons. N’étaient les difficultés des motoristes, Airbus aurait pu mieux faire sur ce segment. Comme l’a admis Fabrice Brégier, les difficultés rencontrées par Pratt & Whitney et CFM (société commune entre General Electric et Safran) dans les hausses de cadences de production de leurs moteurs destinés à l’A320neo ont freiné l’assemblage du monocouloir.

En 2017, un tiers des livraisons de cette famille concernaient sa version remotorisée (181 appareils), le neo. Une part qui devrait être multipliée par deux cette année. Et Fabrice Brégier de préciser qu’environ 30 appareils attendent sur le tarmac d’être équipés de leurs moteurs, contre une soixantaine début d’année 2016… Des problèmes qui devraient rapidement être résolus et qui ne devraient pas empêcher Airbus d’atteindre un niveau de livraisons de 60 appareils par mois courant 2019.

Car ce n’est pas du côté des livraisons de long-courrier qu’Airbus devancera Boeing. Si l’A350 poursuit sa montée en puissance, avec 78 appareils livrés contre 49 en 2016, l’A330, en pleine transition entre la version ceo et neo, n’a été livré qu’à 67 exemplaires, soit un exemplaire de plus que 2016. Quant à l’A380, sa décrue industrielle se poursuit : Airbus est passé de 28 livraisons en 2016 à 15 en 2017.

Carnets de commandes records

Le calendrier industriel prévoit la livraison de 12 appareils en 2018 et devrait atteindre ensuite le niveau plancher de 6 appareils, permettant un maintien du savoir-faire industriel avant un éventuel renouveau commercial. Mais John Leahy, le directeur commercial, a bien fait comprendre que sans nouvelles commandes d’Emirates, Airbus pourrait être amené à arrêter le programme. A ce jour, le super jumbo cumule 317 commandes, bien loin de l’objectif initial de quelque 800 appareils…

Niveau commandes, Airbus est parvenu cette année encore à devancer son grand rival avec 1109 commandes nettes, contre 912 pour Boeing. Pour l’année 2017, si Airbus est loin devant Boeing sur le segment des monocouloirs (59% des commandes), Boeing reste le maître sur le terrain des long-courriers avec 75% des commandes, comprenant le 767, le 777 et le 787 face aux Airbus A330 et A350.

Quant au niveau global du carnet de commandes, il s’établit pour Airbus à 7265 appareils, contre 5864 pour Boeing, soit un total de 13129 appareils à livrer. Surtout: mettant à mal un possible scénario de retournement du secteur, le carnet de commandes est en hausse, puisqu'en 2016 il atteignait  6874 appareils. Comme le rappelle Airbus, ce niveau cumulé de commandes des deux avionneurs représente une multiplication par deux des avions à produire en dix ans, preuve de la vitalité du secteur aéronautique.

 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle