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Airbus, la réalité augmentée dans l’atelier

Frédéric Parisot ,

Publié le

La réalité augmentée est longtemps restée cantonnée à des applications grand public, académiques, ou à la formation. Il en existe dans le secteur industriel. C’est le cas dans l’usine Airbus de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), qui assemble les pointes avant et les tronçons centraux de tous les appareils de la gamme. Sur la ligne de l’A 380, les compagnons utilisent la réalité augmentée au quotidien depuis deux ans. Cette technologie permet de simplifier certaines opérations, rendues complexes par les nombreuses possibilités de personnalisation du très gros-porteur.

C’est le cas notamment pour la pose des supports sur les poutrelles intérieures. Ces supports, sorte de crochets sur lesquels sont suspendus les équipements intérieurs, les cloisons et les passages de câbles, sont toujours positionnés différemment d’une commande à l’autre. "Il y a des milliers de ces supports à installer sur chacun des deux étages de l’avion, commente Patrice Poibeau, le directeur adjoint du site Airbus de Saint-Nazaire. Il faut donc vérifier que chacun d’entre eux est installé au bon endroit, qu’il n’en manque pas un seul et qu’aucun n’est tordu… C’est une opération extrêmement difficile à contrôler."

Pour y remédier, l’avionneur a mis au point une application baptisée Mira, pour Mixed reality application. Les compagnons chargés du contrôle disposent de tablettes PC équipées de caméras. Sur l’écran, ils affichent un flux vidéo qui mélange images réelles et images issues de la maquette numérique de l’avion. Les éléments à vérifier sont affichés en orange. Le tout fonctionne bien sûr en temps réel, quel que soit l’angle de caméra pris en compte par l’opérateur. Il suffit de poser le doigt sur la pièce en surbrillance pour qu’apparaisse une fenêtre avec la liste des vérifications à effectuer, et une photo pour visualiser la position et l’aspect que doit avoir le support. L’employé peut ainsi vérifier immédiatement si une pièce est manquante ou si elle est installée dans le mauvais sens.

En affichant plus ou moins de détails issus de la maquette numérique, le compagnon pourra même évaluer si un problème est ou non bloquant pour la suite de la production. "Grâce à la réalité augmentée, l’être humain se concentre sur la prise de décision, commente Patrice Poibeau. Le logiciel l’aide beaucoup dans sa tâche, car il met en évidence les endroits où les défauts sont possibles et écarte tout ce qui est bon ou déjà validé." Il garantit également un contrôle exhaustif, ce qui est très difficile à obtenir avec une vérification à partir de plans papier.

L’autre intérêt de ce genre d’applications par rapport à un contrôle qualité classique avec "check-list", c’est la possibilité d’éditer des rapports automatiquement. Le gain de temps est évident, tout comme la réduction du risque d’erreur. D’une manière générale, la réalité augmentée est un excellent moyen de simplifier, à moindres frais, toutes sortes d’opérations complexes.

F. P.

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