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L'Usine Aéro

Airbus Helicopters se connecte aux tablettes

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Airbus Helicopters se connecte aux tablettes
Grâce au Digital shopfloor et à la collecte des données de production en temps réel, des problèmes jusque-là ignorés ont été détectés.

Tablettes pour tout le monde ! Encore artisanale il y a peu, la production d’hélicoptères se numérise. Depuis 2016, Airbus Helicopters a fourni à titre expérimental une tablette numérique à chacun des quelque 100 compagnons de la ligne de fabrication des hélicoptères légers de son site historique de Marignane (Bouches-du-Rhône). Une chaîne de production qui joue le rôle d’incubateur au sein du groupe, où sont nés le Digital shopfloor, labellisé vitrine de l’industrie du futur, mais aussi des innovations dans les process et les formations.

L’enjeu, à Marignane, n’est pas de monter en cadence – le site produit chaque année entre 400 et 500 hélicoptères –, mais plutôt de fluidifier les opérations de production. Le Digital shopfloor pourrait fournir un nouveau levier de ­compétitivité à cette branche du groupe Airbus, qui affronte une crise historique de son secteur couplée aux offensives de ses concurrents. Le principe général : la collecte des données de production en temps réel. « Le Digital ­shopfloor permet de recueillir des données en grande quantité, puis de les traiter et d’en extraire des corrélations, détaille ­Christian ­Cornille, le vice-président exécutif d’Airbus ­Helicopters. On peut mieux comprendre, par exemple, le comportement des machines-outils. » Avec cet outil de mesure numérique, un industriel peut découvrir que les problèmes de non-qualité sont plus nombreux le matin que l’après-midi, en raison de facteurs jusque-là invisibles (température, ensoleillement…). Au-delà des corrélations, l’outil, développé avec Dassault Systèmes, vise à favoriser la communication entre les ­différents ­intervenants, de l’ingénieur du bureau d’études au compagnon.

« Le Digital shopfloor permet également de connaître à tout moment l’état d’avancement de la chaîne d’assemblage, chaque compagnon déclarant son propre niveau d’avancement », précise Christian Cornille. Il offre aussi la possibilité de raccourcir les délais entre l’occurrence d’un événement et sa prise en compte et d’adapter rapidement l’organisation du travail suivant les fluctuations de charge. L’investissement global avoisine 800 000?euros. La ­simplicité de l’outil a réduit les besoins de formation à la portion congrue : une heure de formation théorique et une journée de prise en main sur la chaîne de production. Détail cocasse : si ­l’introduction des tablettes s’est effectuée sans heurts, c’est le choix des supports qui a fait réagir les compagnons. Plutôt que d’imposantes et coûteuses tablettes incassables, ils réclament celles du commerce, bien plus maniables. 

 

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